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Séquence pédagogique

Les planètes du Petit Prince

En 6 e , Le Petit Prince peut être lu d'innombrables manières. On se propose dans cette séquence de percevoir la réflexion sur la nature qu'engage l'écrivain Antoine de Saint Exupéry.

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Écrire son prénom

Par Marie-Françoise Roger Deux romans récents, à l’écriture alerte, abordent le thème du prénom ou des prénoms qu’on nous donne à la naissance. Pour les deux narratrices, leur(s) prénom(s) est un problème. Ce questionnement sur le nom qui nous est imposé sera l’occasion d’exercices d’écriture. Questionnement identitaire Pauline Delabroy-Allard se découvre, à l’occasion d’une démarche pour se faire faire une carte d’identité, quatre prénoms : Pauline, Jeanne, Jérôme, Ysé. Pourquoi un nom de garçon ? Pourquoi une héroïne de Claudel ? Qui était cette Jeanne dont on ne parlait pas ? Qui sait 1 , dit le titre sans point d’interrogation, comme convaincu que les réponses aux questions sont à trouver à l’intérieur de soi. Et le mystère s’éclaircit un peu au fil du récit. Des liens se font, des réminiscences, des échos, des abîmes se creusent… Polina Panassenko se pose aussi des questions sur son identité. Pourquoi ne peut elle garder son nom d’origine, et pourquoi veut-on absolument franciser son prénom ? « Ce que je veux moi, c'est porter le prénom que j'ai reçu à la naissance. Sans le cacher, sans le maquiller, sans le modifier. Sans en avoir peur. » écrit-elle dans Tenir sa langue 2 . Le prénom qu’on lui a imposé à son arrivée en France, Pauline, au lieu de Polina, dit la violence de l’exil et des institutions. Polina, c’était aussi le prénom attribué à sa grand-mère juive, Pessah, victime des pogroms et condamnée à cacher sa judéité sous un prénom russe. La narratrice, en revendiquant son prénom d’origine auprès d’un tribunal, comme dans ce premier roman, veut affirmer son passé, sa langue et son histoire. On peut donner à lire le début de ces deux autofictions qui figurent sur les sites des éditeurs.   Variations sur un nom On peut aussi évoquer les variations de Michel Leiris sur son prénom : M.I.C.H.E.L. dans un extrait de son texte Le Forçat vertigineux (1925). « Il y avait un temps où je dormais à l’ombre de ces caractères. Le vent les faisait se balancer gravement et je les croyais très hauts : M, comme la mer qui s’étend jusqu’aux montagnes marmoréennes de la mort, de minuit à midi ; I, comme les idées, itinéraire d’Icare, l’irréel qui s’imite ; I, comme les Ides de Mars fatales à l’imperator ; I, I, I, I, I, comme un rire en forme de chiffre 1, figure primordiale tirée de l’abîme de M. Quant à C, c’est le cadastre, le plan que fera respecter la douce hache qui précède l’aile, le CHEL qui sonne comme la période préhistorique chelléenne, le CHEL mou (contraction de cheptel), qui commence comme la chute – ou le chut qui impose silence – après la mie qui est le cœur du pain pour parachever le mot MICHEL. Qui, si je lui tranche l’L, devient le nom maintenant trivial de ces petits pains en forme de sexe féminin, qui figuraient autrefois dans les cérémonies de certains cultes érotiques. Et je trouve ce premier mot grotesque, MICHEL, C’est un nom d’homme gras, aux joues lourdes. C’est le nom d’un buveur de bière qui tient sur ses genoux et tripote à pleines mains de grosses commères de kermesses flamandes. C’est un nom de capon, un nom mou, sans consonne dure, sans rien qui roule ou qui se déclenche comme une volée de pierres. MICHEL » 3 Littérature n°79, octobre 1990. Proposition pour un atelier Chacun partira du ou des prénoms qu’il ou elle porte. Qu’est-ce qu’ils me disent ? Comment ont-ils été choisis ? Qu’est-ce qu’on m’a dit de ce choix ? Est-ce que l’on aime ou pas ce ou ces prénom(s) ? Que dit-il ou que disent-ils de ce que l’on est ? Autre proposition : vous pouvez jouer avec les sonorités de votre prénom à la manière de Michel Leiris. Ou évoquer les façons dont il a pu être déformé ou raccourci.   Notes 1 Pauline Delabroy-Allard, Qui sait , Gallimard 2022 2 Polina Panassenko, Tenir sa langue , L’Olivier 2022 3 On trouve ce texte en ligne ici

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Fiche élève

Le châtiment des esclaves

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Les clandestines de l’Histoire une exposition au CDI à partir de l’œuvre d’Olympe de Gouges - Lire au CDI

par Laure Bertrand, professeure documentaliste, membre de l’A.P.D.E.N. Depuis 2021, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges est au programme des EAF dans le parcours : « Écrire et combattre pour l’égalité ». Bien plus que ses qualités littéraires, c’est le contenu de ce texte et son universalité qui en font l’intérêt. Pour appréhender ces aspects, une enseignante de lettres modernes propose une recherche au CDI en collaboration avec les professeures documentalistes. L’ exposition En plus de l’œuvre d’Olympe de Gouges, les professeures documentalistes ont acquis le roman graphique de Catel Muller et José-Louis Bocquet qui lui est consacré. Afin de mettre en avant cet ouvrage ainsi que les autres titres 1 de la collection « Les Clandestines de l’Histoire », elles empruntent à l’éditeur Casterman l’exposition qui en fait la promotion 2 . Le prêt étant gratuit, il convient simplement de signer une convention. L’exposition est composée d’un panneau qui présente les quatre artistes (Olympe de Gouges, Joséphine Baker, Kiki de Montparnasse et Alice Guy) suivi, pour chacune, de trois planches extraites des bandes dessinées. Des travaux d’élèves Il est demandé aux élèves de 1re, après qu’ils ont étudié l’œuvre d’Olympe de Gouges et visité l’exposition au CDI, de créer à leur tour une planche biographique sur le modèle du panneau consacré à chaque clandestine. Par groupes, ils doivent choisir leur sujet dans une de ces deux listes : la première, donnée par les enseignantes, inclut des personnalités aussi différentes qu’Elisabeth Vigée le Brun, Louise Michel ou Beyoncé ; la seconde est constituée des cinquante « oubliées de l’histoire » présentées dans le jeu de cartes « osez l’égalité » de l’Université Paris Cité 3 . Outre les éléments biographiques, le panneau doit impérativement expliciter comment l’œuvre de la personnalité choisie lutte pour l’égalité. Avant d’exposer leurs panneaux, les élèves présentent à la classe le fruit de leurs recherches à l’oral. Prolongement : une exposition consacrée à George Sand Après une pause de quelques semaines, les professeures documentalistes mettent en place une exposition prêtée par la bibliothèque départementale de prêt et intitulée : « George Sand, la femme libre » 4 . – des rédactions de critiques littéraires et d’avis argumentés sur les romans ; – des conceptions d’affiches pour promouvoir les romans. Conclusion Au-delà de l’étude de l’œuvre d’Olympe de Gouges, ce projet a permis de travailler sur l’invisibilisation des femmes dans tous les domaines artistiques et donc de réfléchir à l’égalité et aux combats en cours pour y parvenir. 1. Voir bibliographie 2. Pour en savoir davantage sur l’exposition et pour l’emprunter cliquer ici 3. Lien vers le site web 4. Lien vers le site web   BIBLIOGRAPHIE Romans graphiques : • Kim Consigny et Séverine Vidal, George Sand, fille du siècle , Delcourt, 2020 • Catel Muller et José-Louis Bocquet, Jean-Luc Ruault, Kiki de Montparnasse , Casterman, 2007 • Catel Muller et José-Louis Bocquet, Joséphine Baker , Casterman, 2016 • Catel Muller et José-Louis Bocquet, Olympe de Gouges , Casterman, 2021 • Catel Muller et José-Louis Bocquet, Alice Guy , Casterman, 2021 Documentaires et essais : • Titiou Lecoq, Les grandes oubliées : pourquoi l’histoire a effacé les femmes , L’Iconoclaste, 2021 • Jean-Noël Jeanneney et Grégoire Kaufmann, Les Rebelles, une anthologie , CNRS, 2014 • Catherine Valenti, Les femmes qui s’engagent sont dangereuses , Gründ, 2017   NOTION INFO-DOCUMENTAIRE : Médiatisation La médiatisation est un processus de communication, de médiation d’un message ou d’une information qui suppose l’utilisation d’un ou plusieurs médias (presse écrite, radio, télévision, Web, affichage public). La médiatisation permet la publicité, au sens d’une diffusion, plus ou moins massive, autour d’un sujet, d’une personne, d’une organisation, d’un produit. Définition complète à consulter ici.

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Les dossiers pédagogiques de l’Institut de France

Lieux de transmission et de savoir depuis le XVII e siècle, l’ Institut de France et les cinq Académies comptent parmi leurs missions d’offrir au public scolaire un peu de leur riche patrimoine. L’Institut propose aujourd’hui six dossiers pédagogiques complets regroupant documentations d’archive et pistes de travail autour de thèmes allant du Roi Soleil jusqu’à Napoléon, en passant par Léonard de Vinci et La Fontaine. Ce catalogue est amené à se développer au fil du temps. Comme exemple de la richesse du contenu, le dossier « Léonard de Vinci, les carnets de l’institut » propose une reproduction de trois des carnets du génie de la Renaissance. Difficile de ne pas être fasciné par ce morceau d’Histoire ! Le document est associé à des fiches à destination des élèves. Dans le cadre de la classe de Lettres et en complément avec des articles de la NRP, trois dossiers ont attiré notre attention. En lien avec des séquences autour des Fables de Jean de La Fontaine, vous pourrez exploiter les dossiers Nuit de fête dans les jardins du Roi-Soleil et La Fontaine, Fables et images . Le premier propose un petit film documentaire, des documents iconographiques et une fiche d’exploitation. Il peut être envisagé dans le cadre d’une étude sur la satire de la Cour. Le second pourra compléter les numéros de janvier 2018, « La fable dans tous ses états » et de novembre 2014, « Le loup dans les fables ». L’exposition virtuelle Napoléon, apologie et satire confronte propagande impériale et caricatures anti-napoléoniennes avec plusieurs fiches thématiques. Elle pourra accompagner la séquence sur Napoléon dans les arts parue en janvier 2016, ou la séquence de septembre 2022 sur les Mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand dont une partie est consacrée au regard sur Napoléon.

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Corrigés

Quand les élèves construisent la leçon : la négation

Bien guidés, les élèves sont invités à construire eux-mêmes une leçon sur la négation.

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Fiche élève

Cléopâtre, la femme fatale

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Monstres & cie au CDI ! - Lire au CDI

Par Claire Rouveron, professeure documentaliste dans l’académie de Limoges, membre de l’A.P.D.E.N. « Faut-il avoir peur des livres qui font peur ? ». À l’instar d’Antonin, le jeune héros du roman de Marie-Aude Murail, Amour, vampire et loup-garou 1 , le professeur documentaliste est amené à s’interroger sur les limites à ne pas franchir dans la découverte des livres. Comment accompagner les jeunes lecteurs dans la découverte de ce genre encore peu visible dans le milieu scolaire ? Quelles pratiques pédagogiques mettre en œuvre, en coopération avec le professeur de français ? « Le monstre, aux limites de l’humain » Le programme de français de la classe de 6 e permet une entrée dans le monde des créatures horrifiques en tout genre qui peuplent les contes et autres récits de notre enfance en s’interrogeant sur la figure du monstre. Qu’est-ce qu’un monstre ? Comment le définir ? Quel rôle va-t-il jouer dans l’histoire ? Quelles émotions ressent le lecteur ? Les réponses apportées à ces questions lors du cours de français permettent de s’approprier cette monstruosité et de maîtriser sa peur. Un travail plus particulier peut être mené au CDI sur la lecture d’albums et la représentation illustrée de ces figures monstrueuses. Il est intéressant de comparer par exemple l’histoire de Barbe Bleue, illustrée par Sébastien Mourrain chez Glénat 2 , et celle imaginée par Elsa Oriol pour l’École des Loisirs 3 . Les élèves réalisent à leur tour un portrait littéraire et plastique d’un monstre né de leur imagination ; leurs productions sont réunies afin de réaliser un « bestiaire monstrueux » sous format papier mais aussi numérique. Un prolongement de ce travail est mené dans le cadre de recherches sur les créatures monstrueuses, mythologiques et légendaires.  Un corpus d’ouvrages documentaires est mis à disposition des élèves incluant, au vu de l’appétence grandissante des jeunes lecteurs pour le manga, les Yokai, ces esprits qui peuplent le folklore japonais. Pour découvrir l’offre actuelle en mangas, l’accompagnement par le professeur documentaliste est nécessaire, violence et horreur pouvant être au rendez-vous dans la bande dessinée japonaise. Le travail de médiateur est ici primordial. Quand le fantastique flirte avec l’horreur Les élèves sont invités à découvrir plus particulièrement ce genre en classe de 4e et vont, avec leur professeur de français, questionner « la fiction pour interroger le réel ». Un corpus de nouvelles est proposé, mêlant les « incontournables » et des auteurs contemporains de littérature jeunesse. Suite à la lecture et l’étude de ces nouvelles, les élèves restituent leur lecture sous une forme originale qu’est la boîte de lecture. Le principe ? Les élèves doivent utiliser une boîte à chaussures dont ils décorent l’extérieur et l’intérieur sur le thème du fantastique et sur le livre retenu. Ils placent ensuite dans la boîte une dizaine d’objets rencontrés au cours de la lecture puis rédigent une fiche récapitulative dressant un inventaire des objets sélectionnés, la raison de leur présence dans la boîte et leur importance dans l’histoire. Le dernier travail demandé est la rédaction de leur avis personnel argumenté sur le livre 4 . Les élèves endossent ainsi le rôle de prescripteurs auprès de leurs camarades : une exposition des boîtes au CDI suscite nécessairement la curiosité des autres élèves qui sont alors enclins à emprunter les ouvrages ainsi mis à l’honneur. 1. Marie-Aude Murail, Amour, vampire et loup-garou, L’Ecole des loisirs, 2016 2. Jean-Pierre Kerloch’, Sébastien Mourrain, Barbe-Bleue, Glénat, 2007 3. Charles Perrault, Elsa Oriol, La Barbe bleue, L’Ecole des loisirs, 2007 4. Exemples de réalisations d’élèves visibles sur ce site.   NOTION INFO-DOCUMENTAIRE : NATURE PHYSIQUE DE L’INFORMATION La nature physique de l'information désigne les signes utilisés dans un document pour y inscrire des informations. Ces signes peuvent être textuels, iconiques ou sonores. Ils dépendent de la structure du document. Définition complète à consulter ici. Bibliographie Fictions 10 nouvelles fantastiques : de l’Antiquité à nos jours , Castor Poche Flammarion, 2005 Anthony Horowitz, La photo qui tue : neuf histoires à vous glacer le sang , Hachette jeunesse, 2007 Jean-Pierre Kerloch’, Mourrain Sébastien, Barbe-Bleue , Glénat, 2007 Charles Perrault, Elsa Oriol, La Barbe bleue , L’Ecole des loisirs, 2007 Stéphane Chomienne, Histoires de vampires , Belin / Gallimard, 2010 Marie-Aude Murail, Amour, vampire et loup-garou , L’École des loisirs, 2016 Cécile Pelissier-Folcolini, Le veston ensorcelé : et autres nouvelles inquiétantes : anthologie , Hatier, 2018 Bertrand Puard, Série Trouille académie , Poulpe Fictions Vincent Villeminot, Série Hôtel des frissons , Nathan Livres documentaires Judy Allen, L'encyclopédie de la fantasy. Dans le monde des créatures imaginaires, Rouge et or, 2010. Erich Ballinger, ABC des monstres , École des loisirs, 1998. Sylvie Baussiere et Nicolas Martelle, Animaux et créatures de la mythologie , Milan jeunesse, 2015. Émilie Beaumont, Sabine Boccador,  Créatures fantastiques. Fleurus, 2010. Archibald Brooks, Joshua Kraik, Vampirologie : la véritable histoire des âmes déchues , Milan jeunesse, 2010. Daugey, Fleur / Thommen, Sandrine. Yôkai ! le monde étrange des monstres japonais . Actes Sud junior, 2017. 51 p. Delaroche, Jack. Les monstres . Fleurus, 2021. 32 p. La grande imagerie. ISBN 978-2215158066 Duprat, Guillaume. Dans la peau des monstres. Saltimbanque, 2019. 28 p. Frattini, Stéphane. La vie des monstres : sorcières, vampires, loups-garous ... Milan, 2002. 37 p. Les essentiels Milan junior, 31. ISBN 2-7459-0704-2 Lécuyer, Philippe. Diable, zombies, monstres et compagnie . La Martinière jeunesse, 2011. ISBN  978-2-7324-4343-0 Loon, Paul van / Brébisson, Florence de. Tout savoir sur les vampires, les monstres, etc. Le Livre de poche jeunesse, 2010,Le livre de poche jeunesse.  

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Théâtres au féminin : autrices, actrices, spectatrices, même combat

Par Martial Poirson C’est par et pour les hommes qu’a été inventé le théâtre, espace médiatique par excellence offrant un accès privilégié à la parole publique. À ce titre, il était interdit aux femmes, cantonnées à la sphère privée, incompatible avec les assignations de genre et les stéréotypes sexistes qui empesaient la représentation du féminin. Si les actrices ont fini par percer au cours du XVII e siècle (jusqu’alors les rôles de femmes étaient interprétés par des acteurs travestis), les autrices ont été réduites à s’exprimer dans des genres perçus comme mineurs. Quant aux spectatrices, longtemps placées dans des espaces séparés au sein des salles de spectacle, elles ont été maintenues dans une position subalterne. Or, les changements récents dans l’historiographie théâtrale conduisent à observer ces pièces, plus nombreuses qu’il y paraît, écrites par des autrices, ces rôles, moins rares qu’on pourrait le penser, interprétés par des actrices, et ces spectacles dont la réception a été notablement influencée par des spectatrices. Un changement de focale en somme, qui reconsidère des pans entiers du répertoire dramatique. Des autrices contestées On peine aujourd’hui encore à prendre la mesure de la contribution des autrices au répertoire dramatique, bien que l’une des premières pièces du théâtre médiéval européen soit née sous la plume de Hrotsvita de Gandersheim, une abbesse germanique du X e siècle qui composa des drames chrétiens librement inspirés de Térence. Si les noms d’écrivaines contemporaines telles que Marguerite Duras, Hélène Cixous ou Yasmina Reza nous sont familiers, on a davantage de mal à associer au théâtre des figures telles que Marguerite de Navarre, première dramaturge, madame de Villedieu, plus connue pour ses contes, poésies et romans, Marie-Anne Barbier, qui s’est pourtant illustrée dans un genre réservé aux écrivains, la tragédie néoclassique, madame de Genlis, autrice prolixe d’un théâtre d’éducation à l’usage des élites de son temps, madame de Staël-Holstein, qui s’inspira de la réforme dramatique des Lumières, Olympe de Gouges, dont le théâtre est pourtant le prolongement direct de ses engagements politiques féministes et anticoloniaux, ou encore George Sand, qui s’est illustré dans pas moins de 31 pièces, dont 25 jouées de son vivant, et a voué au théâtre une vive passion. Un métier d’homme De rares entreprises éditoriales ont tenté, par le passé, de rendre justice à ces autrices, comme le Théâtre des femmes de Louis-Edmé Billardon de Sauvigny, vaste anthologie en quatre volumes parue en 1777. Sur les deux volumes consacrés aux «  femmes françaises qui ont fait des pièces de théâtre  » et à «  l’analyse de leurs meilleurs tragédies, comédies, etc . », seul le premier vit le jour. Les raisons d’un tel déni sont nombreuses. La première tient au fait que les femmes ont été sciemment maintenues à l’écart des lieux de savoir et de pouvoir, suscitant rarement l’intérêt de puissants protecteurs ou de mécènes issus des cercles de l’État ou des municipalités, principales sources de financement d’un art dispendieux. La seconde raison relève de l’hostilité de l’idéologie patriarcale à l’égard de la présence des femmes au sein d’un espace public qui leur était dans une large mesure interdit. Voltaire résume ce préjugé dans une lettre du 5 octobre 1749 adressée au Comte d’Argental, affirmant à propos du théâtre, qu’il considère comme le premier des arts, que « c’est le dernier des métiers pour un homme, et le comble de l’avilissement pour une femme  ». La femme n’a pas droit de cité dans ce qui est perçu comme une source prédominante de reconnaissance littéraire, mais aussi d’expression politique. Il faut attendre 1650 pour qu’une première femme, Madame de Saint-Baslemont, publie une tragédie, Les Jumeaux martyrs . Françoise Pascal, considérée comme la première dramaturge jouée par une troupe professionnelle, prend soin d’accompagner la publication de sa tragédie, Agathonphile martyr , en 1655, d’une excuse au public qui ne manque pas d’ironie : «  Mon cher Lecteur, […] Mon sexe, le peu d’expérience que j’ai dans cet art et la bassesse de mon esprit ne me permettent pas d’avoir des pensées si hautes et si relevées que ces Apollons […] . Je ferai voir, du moins, que je n’ai rien dérobé de leur gloire, et que ma seule veine en a tous produits les vers . » Soucieuse de rivaliser avec ceux qu’elle appelle «  ces grands auteurs que leur mérite à rendu les rois du théâtre  », Madame de Villedieu s’excuse de sa «  témérité  », dans une dédicace adressée à la cousine de Louis XIV dans Manlius , sa première tragi-comédie, première pièce écrite par une femme représentée à l’Hôtel de Bourgogne en mai 1662. Ces femmes de théâtre commencent à accéder à la scène et à l’édition à partir du milieu du XVI e siècle, mais sous le règne de Louis XIV, elles représentent à peine 4% des écrivains de théâtre. En outre, au sein du répertoire théâtral, elles se plient souvent au partage sexuel des genres ou des sujets, consentant à une sorte de division sexuée du travail. Elles renoncent généralement au genre noble qu’est la tragédie. Ainsi, Madame Deshoulières, qui a acquis une solide réputation pour ses poésies, choisit l’anonymat pour la première édition de sa tragédie Genseric , représentée à la Comédie-Française en 1680. Elle fait les frais du lieu commun déniant à la femme tout capacité d’écrire du théâtre : «  Elle avait le style et l’expression propres pour l’idylle, l’églogue, la chanson ; mais trop faible lorsqu’elle voulait sortir du genre auquel la nature l’avait pour ainsi dire condamnée, Madame Deshoulières a voulu forcer son talent et essayer de s’exercer dans la tragédie », tranche le critique Joseph de La Porte en 1769. Le terme « autrice » est présent pour désigner leur rétribution dans les registres de la Comédie-Française jusqu’en 1690, avec la mention « part d’autrice », mais disparaît au XVII e siècle au profit de périphrases telles que «  femme auteur dramatique ». Les dictionnaires, anthologies et histoires du théâtre s’attachent à invisibiliser ces autrices au cours des siècles suivants, en dépit de leur augmentation significative, notamment au XIX e siècle.   Bibliographie Christiane Bard, « Théâtre », Dictionnaire des féministes France, XVIII e -XXI e siècle , Paris, Presses universitaires de France, 2017. Christiane Bard, Parisiennes citoyennes ! Engagements pour la cause des femmes , catalogue d’exposition, Musée Carnavalet, Paris, 2022, « Sur le devant de la Scène ». Fabien Cavaillé, Véronique Lochert, Jeanne-Marie. Hostiou, Marie Bouhaik-Girones, Céline Candiard et Mélanie Traversier (dir.), Spectatrices ! De l’Antiquité à nous jours , Paris, CNRS éditions, 2022. Collectif, Héroïnes romantiques , catalogue d’exposition, Paris, Musée de la vie romantique, 2022. Aurore Evain, L'Apparition des actrices professionnelles en Europe , Paris, L'Harmattan, 2001. Aurore Évain, Perry Gethner et Henriette Goldwyn (dir.), Théâtre de femmes de l'Ancien Régime, vol. 1 à 5, Saint-Etienne, Publications de l'Université de Saint-Etienne; rééd. Paris, Classiques Garnier, 2006-2020. Florence Filippi, Sara Harvey, Sophie Marchand , Le Sacre de l’acteur. Émergence du vedettariat théâtral de Molière à Sarah Bernhardt , Paris, Armand Colin, 2017. Martine Reid (dir.), Femmes et littérature. Une histoire culturelle , Paris, Gallimard, Folio essais, 2020, 2 volumes.

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Pas facile d’être une femme libre ! Calamity Jane - Lire au CDI

Par Cécile Chabassier, professeure documentaliste dans l’académie de Limoges, membre de l’A.P.D.E.N Les élèves d’une classe de sixième vont rencontrer Claire Gaudriot, illustratrice du très bel album Calamity Jane l’indomptable , publié aux éditions À pas de loups en 2019, et dont les textes ont été écrits par Anne Loyer. Pour préparer la rencontre, la professeure documentaliste et la professeure de français décident d’étudier avec les élèves la figure de Calamity Jane : qui était-elle ? Quelle part de mystère demeure malgré ce que l’on sait d’elle aujourd’hui ? Surtout : qu’est-ce qu’être une femme à l’époque de la conquête de l’Ouest ? Un personnage dans son époque En préambule, deux séances de recherches d’informations sont organisées pour faire découvrir aux élèves le personnage de Calamity Jane et l’époque à laquelle elle a vécu. Deux articles issus du périodique Histoire Junior sont mis à leur disposition : « Calamity Jane : la légende de l’Ouest » (n°62, avril 2017) et « À la conquête de l’Ouest » (n°73, avril 2018). Ils doivent repérer et extraire les informations pertinentes pour compléter  une  carte  mentale  concernant  la  conquête de l’Ouest et un portrait de Calamity Jane. Chaque élève dispose également d’un lot de photographies (issues de l’encyclopédie Wikipedia) à associer aux différents éléments de la carte mentale. Des fictions pour découvrir une personnalité. Les  élèves  doivent  lire  individuellement  l’album de Claire Gaudriot et Anne Loyer, dont plusieurs exemplaires sont à disposition, au CDI et en classe. Il est à noter que cet ouvrage étant assez court, il circulera rapidement. Deux autres ouvrages de fiction autour du personnage de Calamity Jane sont proposés aux élèves : l’album de la série Lucky Lucke (Dupuis, 2021) et le premier tome d’une bande dessinée d’Adeline Avril (Delcourt, 2021). Une vie entourée de mystères La  professeure  de  français  commence  sa  séquence sur l’aventure, construite autour des Lettres à sa fille (Rivages poche, 2014). Ce recueil est composé de vingt-cinq lettres que Calamity Jane aurait écrites à sa fille. Devenue adulte, cette dernière les a fait publier. Il existe aujourd’hui un doute sur l’authenticité des lettres, et sur l’identité de la prétendue fille de Calamity Jane, mais ce recueil contribue à alimenter la légende ! La professeure de français sélectionne deux lettres en lien avec le thème de l’aventure et les étudie avec les élèves (celle du 28 septembre 1877 et celle de 1889). Elle consacre également une séance au vocabulaire, avec une activité sur l’étymologie et le sens de mots en lien avec le Far West. En fin de séquence, les points communs entre le contenu des lettres et celui de l’album sont dégagés. L’album : le lien texte-images En cours d’EMI, la professeure documentaliste propose aux élèves une analyse de certaines pages de l’album, à travers le questionnement suivant : était-il facile pour Calamity Jane d’être une femme libre et rebelle ? Après avoir montré une Calamity Jane conquérante et libre, petit à petit, les autrices dévoilent ses souffrances. L’étude  de  la  relation  texte-images  s’avère  particulièrement intéressante, car les sentiments repérés révèlent très souvent une dichotomie entre le sens du texte et celui de l’image correspondant. Parfois les illustrations la montrent riant à gorge déployée, ou défiant du regard les femmes qui la méprisent, tandis que le texte souligne sa solitude et ses errances. Au fur et à mesure de l’étude de l’album, nous revenons avec les élèves sur les recherches d’informations faites en début de projet. Une réflexion se met en place sur les conditions de vie des femmes à l’époque, et sur la question de leur émancipation. Bibliographie Claire Gaudriot, Anne Loyer, Calamity Jane, l’indomptable , À pas de loups, 2019 Calamity Jane, Lettres à sa fille , Rivages poche, 2014 Adeline Avril, Calamity Jane, 1 . La fièvre, Delcourt, 2021 Morris, René Goscinny, Lucky Luke 30, Calamity Jane , Dupuis, 1986 « À la conquête de l'Ouest », Histoire junior n°73, avril 2018, p.14-23 « Calamity Jane : la légende de l'Ouest », Histoire junior n°62 , avril 2017, p.14-19 « Calamity Jane : la ruée vers la liberté », séquence NRP collège n°661 , janvier 2019       Notion info-documentaire : exploitation de l’information L'exploitation de l'information comprend différentes actions de traitement (sélection, prise de notes, évaluation et référencement de l'information pertinente) permettant de comprendre, d'organiser et d'utiliser l'information pour répondre à ses besoins. Voir le site

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Corrigés

Horace tue sa soeur Camille

Dans le cadre de l'étude des origines de Rome, cette activité sur un féminicide, le meurtre de Camille par son frère Horace, conjugue un travail sur la langue, du commentaire et l'étude d'un tableau de Potain.

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Fiche élève

Le culte impérial

L'étude d'extraits de La Vie de César et de L a Vie d'Auguste de l'historien Suétone sont rapprochés du texte de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien, et du tableau de Guillaume Cabasson L'Apothéose de Napoléon III .

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Vitali Konstantinov, La grande histoire de l’écriture, de l’écriture cunéiforme aux émojis

Par Camille Lacour Les métamorphoses de l’écriture Des symboles cunéiformes, créés dans un système de logogrammes, jusqu’aux irremplaçables émojis de nos smartphones, l’écriture a connu d’innombrables formes et évolutions au cours du temps. Avec beaucoup d’humour, La Grande Histoire de l’écriture , album jeunesse écrit et illustré par Vitali Konstantinov, présente les traits que les caractères, l’alphabet et les encodages ont revêtus depuis la Préhistoire. L’album se découpe en trois parties. La première reprend les bases de l’écriture, dévoilant l’alphabet phonétique international (API), cette description des sons présents dans toutes les langues. La seconde partie dévoile toutes les écritures que les peuples ont su élaborer, en commençant par l’écriture cunéiforme, née à Sumer (l’actuel Irak), qui se répandit parmi les peuples voisins tout en s’adaptant à des dialectes différents. Enfin, la dernière partie s’intéresse aux alphabets proches du nôtre, mais aussi aux univers de Tolkien et de Star Trek , mondes dans lesquels sont imaginées des nouvelles langues pleines de surprises. À travers cet album, Vital Konstantinov offre un réel plaisir aux amoureux des Lettres. Tantôt drôle, tantôt instructif, il retrace de façon chronologique l’histoire de l’écriture selon les époques, les lieux et les cultures. Les illustrations donnent une certaine dynamique au texte, lui apportant ce côté ludique et attrayant qui aideront les plus jeunes à retenir les informations plus facilement. Il pourra, peut-être aussi, nous redonner goût au glissement de la pointe du stylo-plume à la surface du papier blanc… Vitali Konstantinov, La grande histoire de l’écriture, de l’écriture cunéiforme aux émojis , Éditions La joie de lire, 80 pages, 24,90 €  

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Molière : 400 ans et pas une ride !

Par Claire Rouveron , professeure documentaliste dans l’académie de Limoges, membre de l’A.P.D.E.N. En janvier 1622 naissait Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière. Les 400 ans de la naissance du plus renommé des comédiens et dramaturges français seront célébrés toute l’année en France. Un travail en co-enseignement entre le professeur de lettres et le professeur documentaliste avec les élèves de 4e, dans le cadre de l’objet d’étude « Vivre en société, participer à la société », est l’occasion d’organiser une exposition interactive sur Molière. Vie et œuvre Les élèves travaillent, avec leur professeur de français, un corpus de textes sur le questionnement « Individu et société : confrontation de valeurs ?» intégrant des scènes extraites des pièces Les Femmes savantes , L’Avare et Le Misanthrope . De ces études de textes émergent les thématiques abordées dans les œuvres : l’éducation et la place des femmes dans la société, le mariage arrangé et la sincérité amoureuse, le rapport à l’argent, l’hypocrisie de la vie en société, entre autres. Les professeurs de français et documentaliste optent pour une exposition thématique sur Molière. Ainsi, les élèves sont répartis en groupes et travaillent sur les panneaux suivants : la vie de Molière, les 10 pièces incontournables, les citations « chocs » extraites des pièces de Molière, les adaptations phares des œuvres du dramaturge, les thématiques des trois œuvres précitées. Les élèves vont donc mener des recherches documentaires afin de constituer un corpus de documents textuels, iconographiques, sonores et visuels afin de rendre l’exposition interactive, grâce à des QR Codes. Et avant tout parce que le théâtre est fait pour être représenté, mis en scène et joué. Le professeur documentaliste travaille plus précisément la notion de besoin d’information et la formulation de mots-clés ciblés. La construction de parcours de lecture En complément des œuvres de Molière, les élèves proposent également des parcours de lecture sur les thématiques identifiées en intégrant des œuvres de fiction contemporaines, des ouvrages documentaires et des ressources vidéos. Ainsi, dans J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle de Jo Witek, la situation vécue par Efi, la narratrice, entre en résonance avec celle d’Élise qui refuse d’épouser Anselme, le barbon de L’Avare . Les ouvrages documentaires Filles et Garçons, la parité et L’Égalité filles-garçons : pas bête traitent de la question de l’accès difficile à l’éducation pour les filles dans certaines parties du monde. Des adaptations biographiques et bibliographiques en bandes dessinées, albums et mangas sur Molière compléteront le corpus. NOTION INFO-DOCUMENTAIRE : Le besoin d’information vient du constat d’un manque de connaissances sur un sujet particulier, et donne lieu à un questionnement sur les moyens pour trouver des informations. La définition du besoin d’information et le questionnement permettent la formulation de mots clés . https://tinyurl.com/besoin-info BIBLIOGRAPHIE THÉMATIQUE Le mariage arrangé ou forcé - Louis Atangana, Chambre 27 , Editions du Rouergue, 2003 - Charlotte Bousquet, Le jour où je suis partie , Flammarion, 2017 - Janine Bruneau, La Petite Mariée , Milan, 2008 - Jo Witek, J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle , Actes sud junior, 2021 La condition féminine et l’égalité filles-garçons - Des filles et des garçons , éditions Thierry Magnier, 2007 - Raphaële Frier, Aurélia Fronty, Malala : pour le droit des filles à l’éducation , Rue du Monde, 2015 - Carina Louart, Pénélope Paicheler, Filles et Garçons, la parité , Actes Sud junior, 2010 - Sandra Laboucarie, Stéphanie Duval, L’Égalité filles-garçons : pas bête , Bayard Jeunesse, 2019 Pour aller plus loin Chronique littéraire : Georges Forestier, Molière Molière, Le Médecin Malgré lui Molière, Les Fourberies de Scapin Molière, Monsieur de Pourceaugnac Molière, L'École des femmes

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Séquence pédagogique

Les romans de la Lune de Jules Verne : récits, science et poésie

L'œuvre de Jules Verne interroge les progrès et les pouvoirs de la science. Dans les romans de la Lune, grâce en particulier à la figure du savant devenu héros romanesque, ces thèmes se conjuguent avec l'imaginaire et la poésie.

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Fiche élève

Cocktail d'exercices de français - 3e série

Pour chaque niveau, une fiche d'exercices associe orthographe, grammaire, conjugaison et vocabulaire. Cette série de fiches constitue le troisième "cocktail d'exercices de français".

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Fiche élève

Une figure de la virtus romana : Mucius Scaevola

L'étude des figures héroïques de la Rome antique s'attache à Mucius Saevola, qui, pour défendre la République contre les Étrusques, tente d'assassiner le roi Porsenna. Ayant manqué son coup, il l'affronte avec courage. L'étude du texte de Tite-Live est associée à celle d'un tableau de Rubens.

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