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Séquence pédagogique

Écrire un récit court au passé

Une série de fiches qui permet de réviser les conjugaisons et l’emploi des temps du passé. À la fin, des fiches d’autocorrection sont disponibles pour les élèves.

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Demandez le programme 2023-2024 !

N° 682 – Septembre 2023 Histoires d’amitié « Parce que c’était lui, parce que c’était moi », dit Montaigne de son ami La Boétie. L’amitié sera traitée dans ce numéro à travers des œuvres de littérature contemporaine, mais aussi patrimoniales, comme Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas en 4 e et L’ Ami retrouvé de Fred Uhlman en 3 e . N° 683 – Décembre 2023 Monuments littéraires Maisons, immeubles, monuments historiques ont leur place dans ce numéro qui croise architecture, littérature et histoire, au cœur de romans comme Pot-Bouille de Zola. C’est aussi l’occasion d’étudier et d’écrire des récits policiers. N° 684 – Mars 2024 Quatre ans au collège : préparer le brevet et faire le bilan On apprend beaucoup de choses au collège. Comment ancrer ces connaissances ? Dans ce numéro, une fois n’est pas coutume, on se concentre sur l’année de 3 e pour aider les élèves d’une part à s’entrainer au Brevet, d’autre part à asseoir des savoirs et des méthodes afin d’aborder sereinement la classe de 2 de . N° 685 - Mai 2024 Le corps et le sport À la veille des JO de Paris, le sport sera le thème central de ce numéro. Il y sera question de champions et de héros, mais aussi de la place du sport dans l’éducation, et des valeurs de l’olympisme. Pour vous abonner, rendez-vous sur le site rubrique  Abonnement . -->

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« Si j’étais professeur, je serais fière de ce que je ferais »

Quelques jours après l’assassinat du professeur de français Dominique Bernard, lundi 16 octobre, tous les élèves ont respecté une minute de silence en mémoire des attentats commis contre l’école. Une professeure de français de collège a demandé à ses élèves d’écrire un texte qui commence par « Si j’étais professeur ». Voici les mots d’Agathe. (Cliquez sur l'image pour l'afficher en plein écran) «  Moi, si j'étais [professeur], je ferais du français, je ferais beaucoup de rédactions, pour nettoyer et enrichir le cerveau de mes élèves. Peut-être qu'eux mêmes m' [apprendrons] des choses que je ne savais pas. Si j'étais [professeur], je serais fière de distribuer du savoir. Je serais drôle, stricte, juste... Pour montrer qu'avec des mots, on peut blesser, tuer, mais aussi soigner, [emmerveiller], ... Si j'étais [professeur], je serais heureuse de pouvoir donner l'envie d'en savoir plus à tout mes élèves. Le matin, si j'étais [professeur], je me leverais en pensant à mon travail. Je défendrais les droits des enfants qui n'en n'ont pas. Je serais fière de ce que je ferais et fière de moi... Si j'étais [professeur], ...» 

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« Si j’étais professeur, je serais fière de ce que je ferais »

Quelques jours après l’assassinat du professeur de français Dominique Bernard, lundi 16 octobre, tous les élèves ont respecté une minute de silence en mémoire des attentats commis contre l’école. Une professeure de français de collège a demandé à ses élèves d’écrire un texte qui commence par « Si j’étais professeur ». Voici les mots d’Agathe. (Cliquez sur l'image pour l'afficher en plein écran) «  Moi, si j'étais [professeur], je ferais du français, je ferais beaucoup de rédactions, pour nettoyer et enrichir le cerveau de mes élèves. Peut-être qu'eux mêmes m' [apprendrons] des choses que je ne savais pas. Si j'étais [professeur], je serais fière de distribuer du savoir. Je serais drôle, stricte, juste... Pour montrer qu'avec des mots, on peut blesser, tuer, mais aussi soigner, [emmerveiller], ... Si j'étais [professeur], je serais heureuse de pouvoir donner l'envie d'en savoir plus à tout mes élèves. Le matin, si j'étais [professeur], je me leverais en pensant à mon travail. Je défendrais les droits des enfants qui n'en n'ont pas. Je serais fière de ce que je ferais et fière de moi... Si j'étais [professeur], ...» 

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Chaud devant ! Dessine pour demain - Lire au CDI

Par Claire Rouveron, professeure documentaliste membre de l’A.P.D.E.N Le projet « Chaud devant ! Dessine pour demain » se donne pour ambition de travailler le dessin de presse avec une classe de 6e sur des thématiques écologiques, dans une perspective d’éducation au développement durable. Alliant les objectifs disciplinaires des professeurs d’histoire-géographie-EMC, de français et du professeur documentaliste, le travail artistique de réalisation d’un dessin d’actualité est complété par la rédaction d’un poème en français. Le tout est rassemblé dans une exposition interactive associant productions plastiques et numériques. Décoder le dessin de presse En premier lieu, les élèves découvrent l’exposition « Dessine-moi l’écologie 1 » réalisée par l’Association Cartooning for Peace. Celle-ci traite, notamment, des enjeux liés à la pollution, à la gestion des déchets, aux migrations climatiques, aux catastrophes naturelles ou encore à la biodiversité, afin de sensibiliser au dérèglement climatique et d’inciter à s’engager en faveur d’un monde durable. Le professeur documentaliste aborde avec les élèves l’histoire du dessin de presse, questionne le statut du dessinateur de presse, également journaliste, analyse les enjeux de la liberté d’expression et de la presse. Un dessin, oui, mais surtout un message, un engagement et un point de vue exprimés. Les techniques et les figures de style utilisées dans le dessin de presse, à visée souvent satirique, sont étudiées en coopération avec le professeur de français : le paradoxe, la personnification, la caricature, etc. Réaliser un dessin de presse sur l’environnement En second lieu, les élèves investissent les connaissances théoriques acquises précédemment dans la réalisation plastique d’un dessin de presse. Encadrés par un dessinateur de presse professionnel et par les professeurs de la classe, et plus particulièrement le professeur d’histoire-géographie, ils réfléchissent tout d’abord à la problématique environnementale qu’ils souhaitent aborder. Pour ce faire, un corpus de romans et de livres documentaires leur est proposé comme sources d’inspiration 2 . Puis, pendant cinq séances, les élèves apprennent des techniques de dessin, des tracés de personnages, d’animaux, de décors. Ils réfléchissent également à la notion de slogan, à la petite phrase « choc » qui accompagnera et dénoncera la situation mise en images. Les dessins ont vocation à être exposés, accompagnés d’un texte explicatif (genèse du choix de la problématique soulevée, techniques artistiques utilisées, solutions proposées pour un avenir durable, etc.). Écrire un poème : « Demain... » En troisième et dernier lieu, en complément du texte d’accompagnement du dessin, les élèves s’essaient à une autre forme d’écrit plus littéraire : le poème. En vers ou en prose, c’est au choix de chacun, les élèves racontent une histoire sur l’avenir, sur « Demain... ». Pour amorcer le travail d’écriture, les élèves sont invités à participer collectivement à un « remue-méninge » autour du mot « environnement ». Les élèves doivent noter sur des post-its tous les mots qui leur viennent spontanément à l’esprit. Les mots sont ensuite collés au tableau puis recopiés et classés en deux catégories : « problèmes » et « solutions ». Les élèves ont alors la possibilité de « piocher » des idées parmi les mots notés ou d’en choisir de nouveaux afin de rédiger leur poème pour la planète de demain. Les élèves s’entraînent ensuite à la lecture de leur texte à voix haute, dans l’optique de créer des enregistrements sonores qui seront intégrés à un livre numérique regroupant les dessins et poèmes réalisés par l’ensemble des élèves. La production numérique complète alors la production plastique dans une exposition interactive proposée à l’ensemble des élèves et des personnels de l’établissement. 1. https://www.calameo.com/read/00252483963363b29b93b 2. Une sélection partielle est proposée dans la bibliographie ci-dessus. NOTION INFO-DOCUMENTAIRE : EXPLOITATION DE L’INFORMATION L'exploitation de l'information comprend différentes actions de traitement (sélection, prise de notes, évaluation et référencement de l'information pertinente) permettant de comprendre, d'organiser et d'utiliser l'information pour répondre à ses besoins. Notion organisatrice de journalisme. Définition complète à consulter sur : https://wikinotions.apden.org/notions.php?p=consult&nom=Exploitation%20de%20l%27information BIBLIOGRAPHIE Documentaires • Ça chauffe pour la planète ! : 60 dessins de presse , Gallimard loisirs, 2018. • Jacques Azam, C'est quoi, l'écologie ? : nos réponses dessinées à tes questions pressantes , Milan jeunesse, 2017. • Karine Balzeau, Clémence Lallemand, Trier les déchets, ça sert à quoi ? : et toutes les questions que tu te poses pour protéger la planète... , Fleurus, 2018. • Karine Balzeau, Laurent Audouin, Défis zéro déchet : 32 défis à relever pour protéger la planète ! , Rusti'kid, 2019 et 2020 • Emmanuelle Figueras, Terramania : biodiversité, écologie, écosystèmes , Milan jeunesse, 2018. • Sophie Frys, Vis une année sans plastique ! : en 52 missions , Fleurus, 2020. Romans • La série de Thierry Colombie, Polar vert , chez Milan jeunesse : 1. Les Algues assassines , 2021 ; 2. Anguilles sous roches , 2022 ; saison 2 - 1, La Malédiction de l’ours , 2022 ; saison 2 - 2, Les Arbres magiques , 2023.

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Séquence pédagogique

La fondation de Rome

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Séquence pédagogique

Fred Uhlman, L’Ami retrouvé, entre roman historique et autobiographique

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Séquence pédagogique

Quand les élèves construisent la leçon : Écrire des phrases bien orthographiées

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Séquence pédagogique

Mes forêts, Hélène Dorion

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Séquence pédagogique

Au fil des siècles, la question du consentement

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Fiche élève

Le groupe nominal dans Mes forêts, et des textes du parcours associé

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Séquence pédagogique

La forêt des contes, hier et aujourd’hui

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Ma langue et moi - Atelier d'écriture

Par Marie-Françoise Roger Proposer un atelier sur son propre rapport à la langue, langue maternelle, langue de l’autre, peut aider les élèves (4 e -3 e ) à se situer eux-mêmes. Deux écrivains, Leïla Sebbar et Aharon Appelfeld, apportent des pistes éclairantes pour mener à bien cette quête langagière. Le bruissement de la langue Aharon Appelfeld est né en 1932 près de Czernowitz – il a vécu dans la même rue que le poète Paul Celan. L’allemand est sa langue maternelle. Dans Histoire d’une vie , il narre comment il lui semble que son premier souvenir est né au mot Erdbeeren : « fraises ». Mais son enfance est baignée de plusieurs langues. Ses parents, des juifs athées et aisés, parlent l’allemand entre eux et avec lui, ses grands-parents, des juifs religieux, parlaient le yiddish, et les domestiques parlent ukrainien. Pendant la guerre, à dix ans à peine, il s’enfuit du camp où lui et son père ont été déportés (sa mère a été abattue pendant les pogroms de 1941) ; il survit soit seul, soit avec divers déclassés ukrainiens. À la fin de la guerre, il émigre en Palestine depuis l’Italie. Il évoque, dans le chapitre 18 d’Histoire d’une vie, son mutisme, son bégaiement, son sentiment d’être perdu : « Sans langue je suis semblable à une pierre ». À l’adolescence, en plus de l’hébreu qu’il ne sait pas, il a réapprend à lire et à écrire. « Pour moi, écrire, c’est chercher un foyer. Je suis arrivé dans ce pays – Israël – quand j’étais adolescent, je n’avais pas de parents, pas de langage. L’écriture est ainsi devenue une sorte de quête de moi-même. » Appelfeld se défie des « mots soigneusement choisis et des slogans ». Il écrit : « Je haïssais depuis mon enfance les mots précieux et prétentieux, auxquels je préférais les mots petits et tranquilles qui évoquaient des odeurs et des sons ». La langue des origines Leïla Sebbar, romancière et nouvelliste, est née le 19 novembre 1941 à Aflou (Hauts-plateaux dans le département d’Oran), en Algérie coloniale, d’un père algérien et d’une mère française, tous deux instituteurs. Elle vit en France à partir de l’âge de dix-huit ans. Leïla Sebbar a expliqué, notamment dans Je ne parle pas la langue de mon pèr e (2003) et L’arabe comme un chant secret (2007), que le fait de ne pas apprendre la langue arabe pendant l’enfance et l’exil dès son jeune âge adulte en raison de la guerre d’Indépendance ont créé chez elle un gouffre identitaire difficilement cicatrisable. « Je me suis perdue à moi […] Qui pouvait me reconnaître ? Mon père. Ma mère. Où je risquais d’être reconnue ? » dit-elle en s’interrogeant sur son identité. Ses interrogations renvoient systématiquement à son enfance : « Je sais que mon père était arabe, moi aussi ? » Dans L’arabe comme un chant secret , elle évoque ses rencontres, enfant, avec la famille de son père : « Tout me sépare de la mère et des sœurs de mon père. La langue, les gestes, les manières, les habitudes domestiques. » Elle se souvient des « rires de cette après-midi d’été dans une cour fermée, protégée par l’odeur du figuier mêlée au miel des gâteaux que nous allons emporter pour le voyage dans la Peugeot 202 noire. » Là encore, la langue de l’enfance est celle des couleurs, des odeurs, des saveurs… Pour ces deux écrivains, la langue maternelle est celle des sensations que transmet la mémoire. Ils ne se reconnaissent pas dans la langue apprise. Proposition pour un atelier Chaque élève s’interrogera sur son rapport à la langue. D’où lui vient-elle ? A-t-il ou elle déjà entendu d’autres langues ? Chacun a peut-être fait l’expérience d’instants où l’on peut se sentir dépossédé de sa langue. Perdu parce que l’on est en pays étranger, ou au milieu d’autres qui parlent une langue différente soit parce qu’elle est étrangère soit parce que ce n’est pas la langue à laquelle on est habitué. C’est une langue recherchée, trop savante, mêlée d’expressions locales, de mots rares que l’on ignore, inhabituelle par ses intonations, ses accents, ses particularités. Chacun se souvient de l’apprentissage de sa langue ou d’une langue étrangère, ses difficultés, ses plaisirs, essaie de mettre en mots les difficultés qu’il a pu ressentir, le sentiment d’être seul, incapable d’échanger avec l’autre qui ne parle pas la même langue, ou au contraire le plaisir que l’on a pu éprouver à découvrir la parole et l’écriture, ainsi que les échanges que permet l’apprentissage d’une langue. On fera le récit d’une de ces expériences.  

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À Elbeuf, la lecture au cœur du projet pédagogique

Par Claire Beilin-Bourgeois, avec Véronique Vieux, professeure de Lettres modernes, organisatrice du salon Plumes en Seine Lovée dans un méandre de La Seine, Elbeuf est une ancienne cité drapière dont le nom affleure dans les récits de Maupassant et de Flaubert. La ville abrite le collège-lycée Fénelon, qui organise depuis 2019 un projet audacieux autour de la lecture. Chaque année à l’automne, il se concrétise par un événement original : le salon Plumes en Seine, le seul de ce type, organisé entièrement en milieu scolaire. Les classes Évasion-lecture La classe lecture se déroule sur un cycle de 2 ans (6 e /5 e ) que l’élève s’engage avec ses parents à suivre jusqu’au bout. Elle implique deux heures par semaine en plus de l’emploi du temps habituel. Chaque cours de Français débute par 5 minutes de lecture à haute voix. Les collègues des autres disciplines s’associent au projet en faisant alternativement des lectures en lien avec leur matière. Grâce à cette sensibilisation au plaisir que donne la lecture, le bonus de temps est consacré aux activités dans le cadre des heures « Évasion Lecture ». Verbatim « J’aime que les profs lisent au début ou à la fin du cours car cela nous fait découvrir d’autres livres » (Jalaé, 6 e ) « La classe lecture m’a apporté beaucoup de choses, j’étais très timide et là je ne le suis plus, je n’aimais pas lire et maintenant j’adore. Je ne peux pas ne pas lire de la journée. » (Imany, 6 e ) « Ce que je préfère ce sont les 5 minutes de lecture avant de commencer le cours. » (Axel, 6 e ) « En 6 e , je ne voulais pas aller en classe lecture car on avait 2 heures en plus, mais en réalité c’est bien. Ça fait un an et demi que je suis là, je ne le regrette pas. » (Renan, 5 e ) « Quand notre professeur commence le cours, la première chose que l’on fait c’est la lecture d’un livre, du coup quand on commence, on est tous, comment dire, apaisés et surtout intéressés. » (Imane, 5 e ) Lire et faire Le projet est organisé autour d’une gamme d’activités que les professeurs veulent la plus étendue possible. L’activité première est … la lecture. Ainsi, une bibliothèque de classe permet aux élèves d’emprunter les ouvrages pour les lire, autant qu’ils le souhaitent. Suivent les activités autour des lectures. Certaines entrent dans un cadre rigoureusement scolaire, comme des exposés et des ateliers d’expression orale. Par ailleurs, les élèves participent à des rencontres et des échanges avec les écrivains. La liste des activités proposées s’allonge chaque année. Elle s’étend de la création de jeux de société et de calendriers sur un livre ou un thème à l’organisation d’un running culturel autour d’Elbeuf. Verbatim « J’aime les livres et je me suis dit " cette classe est faite pour moi " Et je ne le regrette pas ! Ce que j’aime dans cette classe lecture c’est qu’il y a 2 heures d’évasion lecture par semaine, on présente des livres, on peut en emprunter, on fait des exposés sur différents thèmes et on fait des sorties scolaires. » (Tom, 6 e ) « J’adore travailler à plusieurs pour faire nos jeux et aussi travailler l’oral. » (Nina, 6 e ) « J’aime la classe lecture car c’est une classe où l’on fait toujours quelque chose, un projet est toujours en cours. » (Amina, 5 e ) « Trois auteurs cette année qui sont intervenus dans notre classe pour nous parler de leur métier. » (Célia, 5 e ) Le salon Plumes en Seine Le salon du livre Plumes en Seine se déroule en novembre au sein de l’établissement. Les enseignants à l’origine du projet, Marie-Laure Ankersmit, Pascal Lozay et Véronique Vieux, ont installé un véritable continuum entre les activités de la classe et le salon. Les élèves de la classe lecture œuvrent à sa préparation, et les auteurs qui participent au salon sont invités à intervenir dans les classes. À l’instar de tous les salons du livre, celui d’Elbeuf reçoit des écrivains, des libraires, des éditeurs, de Normandie et d’ailleurs. C’est d’ailleurs un normand, Michel Bussi, ancien élève de l’école, qui a parrainé la première édition, suivi en 2021 par Anny Duperey et en 2022 par Philippe Torreton. Verbatim « Le salon du livre nous a permis de découvrir 50 auteurs dont 1 invité d’honneur. Il y a aussi des auteurs qui interviennent dans notre classe pour nous expliquer leur métier et comment écrire un livre. » (Alban, 5 e ) « La préparation du salon du livre, s’occuper des invités : mener ce projet du début à la fin du haut de leurs 12 ans représentait une grosse responsabilité. » (Parents de Julian, 5 e ) Des enjeux au-delà de la lecture ? Au détour d’une phrase, nombreux sont les élèves qui disent que le bénéfice qu’ils retirent du projet dépasse l’accès à la lecture. Peu à peu, les échanges réguliers permettent de vaincre sa timidité, de commencer l’heure de cours plus détendus, d’acquérir une certaine aisance à l’oral. Une manière, donc, d’entretenir des relations simples entre pairs, de laisser un peu plus de place à l’imaginaire et au jeu dans la classe, ce qui n’a rien d’anecdotique. « Le projet Évasion lecture », analyse un parent d’élève, « c'est, à l'école, l'accompagnement de nos enfants dans l'exploitation de leur monde intérieur, par-delà des notions d’apprentissage pur. C’est une ouverture aux mondes, réel, imaginaire et artistique, et aux autres, car il porte en lui de nombreux échanges et interactions entre les enfants et avec les adultes. C’est presque un maintien d’un lien de parentalité… de la petite histoire du soir. »

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Enseigner sereinement, épisode 4 - Les collègues, remède à l’anxiété professionnelle

Par Violaine Carry, professeure de Lettres Vous l’entendez, cette petite voix qui vous dit que vous n’avez pas fini de corriger les rédactions de 5 e , que vous avez encore un contrôle de lecture à pondre ce week-end en sus des séances de la semaine à réajuster – ah et puis j’ai oublié d’envoyer un mail au Louvre pour les 6 e et… Oui, cette petite voix qui ne s’arrête jamais, ni pendant les week-ends, ni pendant les vacances, et nous poursuit parfois jusque dans nos rêves, vous l’entendez, n'est-ce pas ? La place de l’égo Cette petite voix, que certains d’entre nous ne parviennent pas à mettre en veilleuse, est sans doute un des premiers facteurs de burn-out chez les enseignants, et ce pour deux raisons. Tout d'abord, nous en avons déjà parlé dans le premier épisode de cette chronique, il n’est pas toujours facile de ne pas se laisser déborder par la multiplicité des tâches qui nous incombe, d’autant plus que nous nous occupons de jeunes et qu’ outre la pression des parents, nous subissons aussi celle de notre propre conscience professionnelle, sans compter celle de notre hiérarchie. Tout, dans la société, nous rappelle le rôle crucial et donc la responsabilité de l’École dans l’avenir de la nation. Il en découle que le droit à l’erreur est rarement évoqué par les enseignants, qu’on invite plutôt à battre leur coulpe au moindre « faux pas ». Il faut donc bien faire, mieux faire, encore mieux faire. Or, il est toujours possible de mieux faire et ainsi de laisser les temps de préparation de cours et de correction de copies grignoter de manière invasive le temps de déconnexion et de vie privée nécessaire à l’équilibre psychique. C’est que cette injonction touche moins notre besoin de contrôle que ce que Sonia Lupien, chercheuse au Centre d’Étude sur le Stress Humain (CESH), appellerait notre « Personnalité », notre Ego professionnel. Car nos compétences, notre capacité à gérer nos missions, à être à la hauteur des attentes – des élèves, des parents, de l’institution – sont en jeu. Et il s’agit d’un des facteurs de stress relatif les plus puissants, ce qui nous amènera à dépenser beaucoup d’énergie pour répondre à ce que nous percevons comme une menace dirigée contre ce qui fait notre personne. Plus ce sentiment est aigu, plus le taux de cortisol, l’hormone du stress, est élevé et tend, au lieu de nous booster, à nous épuiser. Quand le stress s’immisce Au-delà, notre « petite voix » professionnelle nous place en situation de double-tâche à notre insu. Par sa dimension créative, notre métier nous incite en effet à glaner en dehors de la classe tout ce qui pourrait enrichir notre pratique, de sorte que nous avons tendance à lire la plupart des situations que nous vivons avec nos lunettes de professeur, y compris dans notre vie privée. Cela n’a pas que des inconvénients : nous avons tous pris plaisir à saisir une idée surgie de notre quotidien, avec ce petit shoot de cortisol venu stimuler nos neurones pour résoudre une problématique didactique ou pédagogique. Seulement voilà, le cortisol a pour fonction première de mettre l’organisme en surrégime, le corps n’est pas fait pour supporter cet état sur le long terme. Par ailleurs, l’excès de cortisol provoque la diminution du taux de sérotonine, hormone dite du bonheur. Subir trop de stimulations finit par engendrer des troubles de l’humeur, un épuisement émotionnel qui inhibe joie et bien-être... L’importance des collègues Comment déconnecter vraiment et prendre de la distance avec cette injonction latente au perfectionnisme ? Notre meilleur allié, ce sont sans doute nos collègues. En effet, comme le rappelle Kelly McGonigal, psychologue clinicienne, solliciter de l’aide – de même qu’offrir son soutien , provoque la production d’ocytocine, l’hormone de l’attachement, qui permet de réguler la réponse au stress en diminuant le taux de cortisol : l’organisme cesse de s’emballer et s’apaise. Bien sûr, on peut aussi trouver du réconfort, source d’ocytocine, auprès de ses proches, mais avec une efficacité moindre, et surtout plus ponctuelle. Nos collègues ont un avantage majeur : ils partagent les mêmes contraintes et les mêmes préoccupations. Aussi, là où l’on est tenté d’opposer un « mais tu ne comprends pas », un « je dois absolument » à un celui ou celle qui nous enjoint de lâcher nos copies, nous serons plus sensible aux arguments d’un collègue nous conseillant de ralentir le rythme, de proposer aux élèves telle activité, nettement moins coûteuse en temps et en énergie et tout aussi payante. Cela suppose évidemment une atmosphère de confiance et de bienveillance en salle des professeurs, puisqu’il s’agit de se présenter sans masquer notre vulnérabilité, mais le simple fait de verbaliser avec un pair une difficulté permet de décharger une partie du stress négatif, en se libérant du sentiment d’impuissance. On n’est plus seul face au problème. Les neurones miroirs de notre collègue entrent en action d’autant plus efficacement que la situation lui est rarement étrangère. Aussi n’est-il pas étonnant de trouver, dans les établissements les plus difficiles, des équipes enseignantes particulièrement soudées. Plus il y a d’entraide, plus il y a d’ocytocine libérée, et meilleure est l’ambiance en salle des professeurs. RESSOURCES • Kelly McGonigal, Comment faire du stress votre ami, conférence TED • Travaux de Sonia Lupien sur le site du CESH : https://www.stresshumain.ca/  

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Séquence pédagogique

Faites participer votre classe à un jury de lecture !

Cette séquence explique comment faire participer sa classe de collège à un jury de lecture, entre planification, fiches et, éventuellement, rencontre avec l’auteure ou l’auteur !

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Séquence pédagogique

Une écrivaine (presque) dans la classe

Cette séquence s’intéresse au roman de Flore Vesco, L’Estrange Malaventure de Mirella, entre conte macabre et aventures féministes.

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Séquence pédagogique

Quand les élèves construisent la leçon : le dialogue

Série d’exercices à partir de supports variés (roman, théâtre, bande dessinée) pour comprendre les spécificités du dialogue.

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Séquence pédagogique

Humanité envers les esclaves

Une lettre de Pline le Jeune signale l’évolution d’une partie de la société romaine à l’endroit des esclaves. Le texte est accompagné d’un bas-relief qui donne à voir une cérémonie d’affranchissement.

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L’interrogation, les subordonnées circonstancielles dans La Peau de chagrin

À partir de phrases tirées du roman de Balzac, une série d’exercices portant sur l’interrogation directe et indirecte ainsi que sur les différents compléments circonstanciels est proposée.

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Séquence pédagogique

Les planètes du Petit Prince

En 6 e , Le Petit Prince peut être lu d'innombrables manières. On se propose dans cette séquence de percevoir la réflexion sur la nature qu'engage l'écrivain Antoine de Saint Exupéry.

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Écrire son prénom

Par Marie-Françoise Roger Deux romans récents, à l’écriture alerte, abordent le thème du prénom ou des prénoms qu’on nous donne à la naissance. Pour les deux narratrices, leur(s) prénom(s) est un problème. Ce questionnement sur le nom qui nous est imposé sera l’occasion d’exercices d’écriture. Questionnement identitaire Pauline Delabroy-Allard se découvre, à l’occasion d’une démarche pour se faire faire une carte d’identité, quatre prénoms : Pauline, Jeanne, Jérôme, Ysé. Pourquoi un nom de garçon ? Pourquoi une héroïne de Claudel ? Qui était cette Jeanne dont on ne parlait pas ? Qui sait 1 , dit le titre sans point d’interrogation, comme convaincu que les réponses aux questions sont à trouver à l’intérieur de soi. Et le mystère s’éclaircit un peu au fil du récit. Des liens se font, des réminiscences, des échos, des abîmes se creusent… Polina Panassenko se pose aussi des questions sur son identité. Pourquoi ne peut elle garder son nom d’origine, et pourquoi veut-on absolument franciser son prénom ? « Ce que je veux moi, c'est porter le prénom que j'ai reçu à la naissance. Sans le cacher, sans le maquiller, sans le modifier. Sans en avoir peur. » écrit-elle dans Tenir sa langue 2 . Le prénom qu’on lui a imposé à son arrivée en France, Pauline, au lieu de Polina, dit la violence de l’exil et des institutions. Polina, c’était aussi le prénom attribué à sa grand-mère juive, Pessah, victime des pogroms et condamnée à cacher sa judéité sous un prénom russe. La narratrice, en revendiquant son prénom d’origine auprès d’un tribunal, comme dans ce premier roman, veut affirmer son passé, sa langue et son histoire. On peut donner à lire le début de ces deux autofictions qui figurent sur les sites des éditeurs.   Variations sur un nom On peut aussi évoquer les variations de Michel Leiris sur son prénom : M.I.C.H.E.L. dans un extrait de son texte Le Forçat vertigineux (1925). « Il y avait un temps où je dormais à l’ombre de ces caractères. Le vent les faisait se balancer gravement et je les croyais très hauts : M, comme la mer qui s’étend jusqu’aux montagnes marmoréennes de la mort, de minuit à midi ; I, comme les idées, itinéraire d’Icare, l’irréel qui s’imite ; I, comme les Ides de Mars fatales à l’imperator ; I, I, I, I, I, comme un rire en forme de chiffre 1, figure primordiale tirée de l’abîme de M. Quant à C, c’est le cadastre, le plan que fera respecter la douce hache qui précède l’aile, le CHEL qui sonne comme la période préhistorique chelléenne, le CHEL mou (contraction de cheptel), qui commence comme la chute – ou le chut qui impose silence – après la mie qui est le cœur du pain pour parachever le mot MICHEL. Qui, si je lui tranche l’L, devient le nom maintenant trivial de ces petits pains en forme de sexe féminin, qui figuraient autrefois dans les cérémonies de certains cultes érotiques. Et je trouve ce premier mot grotesque, MICHEL, C’est un nom d’homme gras, aux joues lourdes. C’est le nom d’un buveur de bière qui tient sur ses genoux et tripote à pleines mains de grosses commères de kermesses flamandes. C’est un nom de capon, un nom mou, sans consonne dure, sans rien qui roule ou qui se déclenche comme une volée de pierres. MICHEL » 3 Littérature n°79, octobre 1990. Proposition pour un atelier Chacun partira du ou des prénoms qu’il ou elle porte. Qu’est-ce qu’ils me disent ? Comment ont-ils été choisis ? Qu’est-ce qu’on m’a dit de ce choix ? Est-ce que l’on aime ou pas ce ou ces prénom(s) ? Que dit-il ou que disent-ils de ce que l’on est ? Autre proposition : vous pouvez jouer avec les sonorités de votre prénom à la manière de Michel Leiris. Ou évoquer les façons dont il a pu être déformé ou raccourci.   Notes 1 Pauline Delabroy-Allard, Qui sait , Gallimard 2022 2 Polina Panassenko, Tenir sa langue , L’Olivier 2022 3 On trouve ce texte en ligne ici

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Fiche élève

Le châtiment des esclaves

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Les clandestines de l’Histoire une exposition au CDI à partir de l’œuvre d’Olympe de Gouges - Lire au CDI

par Laure Bertrand, professeure documentaliste, membre de l’A.P.D.E.N. Depuis 2021, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges est au programme des EAF dans le parcours : « Écrire et combattre pour l’égalité ». Bien plus que ses qualités littéraires, c’est le contenu de ce texte et son universalité qui en font l’intérêt. Pour appréhender ces aspects, une enseignante de lettres modernes propose une recherche au CDI en collaboration avec les professeures documentalistes. L’ exposition En plus de l’œuvre d’Olympe de Gouges, les professeures documentalistes ont acquis le roman graphique de Catel Muller et José-Louis Bocquet qui lui est consacré. Afin de mettre en avant cet ouvrage ainsi que les autres titres 1 de la collection « Les Clandestines de l’Histoire », elles empruntent à l’éditeur Casterman l’exposition qui en fait la promotion 2 . Le prêt étant gratuit, il convient simplement de signer une convention. L’exposition est composée d’un panneau qui présente les quatre artistes (Olympe de Gouges, Joséphine Baker, Kiki de Montparnasse et Alice Guy) suivi, pour chacune, de trois planches extraites des bandes dessinées. Des travaux d’élèves Il est demandé aux élèves de 1re, après qu’ils ont étudié l’œuvre d’Olympe de Gouges et visité l’exposition au CDI, de créer à leur tour une planche biographique sur le modèle du panneau consacré à chaque clandestine. Par groupes, ils doivent choisir leur sujet dans une de ces deux listes : la première, donnée par les enseignantes, inclut des personnalités aussi différentes qu’Elisabeth Vigée le Brun, Louise Michel ou Beyoncé ; la seconde est constituée des cinquante « oubliées de l’histoire » présentées dans le jeu de cartes « osez l’égalité » de l’Université Paris Cité 3 . Outre les éléments biographiques, le panneau doit impérativement expliciter comment l’œuvre de la personnalité choisie lutte pour l’égalité. Avant d’exposer leurs panneaux, les élèves présentent à la classe le fruit de leurs recherches à l’oral. Prolongement : une exposition consacrée à George Sand Après une pause de quelques semaines, les professeures documentalistes mettent en place une exposition prêtée par la bibliothèque départementale de prêt et intitulée : « George Sand, la femme libre » 4 . – des rédactions de critiques littéraires et d’avis argumentés sur les romans ; – des conceptions d’affiches pour promouvoir les romans. Conclusion Au-delà de l’étude de l’œuvre d’Olympe de Gouges, ce projet a permis de travailler sur l’invisibilisation des femmes dans tous les domaines artistiques et donc de réfléchir à l’égalité et aux combats en cours pour y parvenir. 1. Voir bibliographie 2. Pour en savoir davantage sur l’exposition et pour l’emprunter cliquer ici 3. Lien vers le site web 4. Lien vers le site web   BIBLIOGRAPHIE Romans graphiques : • Kim Consigny et Séverine Vidal, George Sand, fille du siècle , Delcourt, 2020 • Catel Muller et José-Louis Bocquet, Jean-Luc Ruault, Kiki de Montparnasse , Casterman, 2007 • Catel Muller et José-Louis Bocquet, Joséphine Baker , Casterman, 2016 • Catel Muller et José-Louis Bocquet, Olympe de Gouges , Casterman, 2021 • Catel Muller et José-Louis Bocquet, Alice Guy , Casterman, 2021 Documentaires et essais : • Titiou Lecoq, Les grandes oubliées : pourquoi l’histoire a effacé les femmes , L’Iconoclaste, 2021 • Jean-Noël Jeanneney et Grégoire Kaufmann, Les Rebelles, une anthologie , CNRS, 2014 • Catherine Valenti, Les femmes qui s’engagent sont dangereuses , Gründ, 2017   NOTION INFO-DOCUMENTAIRE : Médiatisation La médiatisation est un processus de communication, de médiation d’un message ou d’une information qui suppose l’utilisation d’un ou plusieurs médias (presse écrite, radio, télévision, Web, affichage public). La médiatisation permet la publicité, au sens d’une diffusion, plus ou moins massive, autour d’un sujet, d’une personne, d’une organisation, d’un produit. Définition complète à consulter ici.

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Les dossiers pédagogiques de l’Institut de France

Lieux de transmission et de savoir depuis le XVII e siècle, l’ Institut de France et les cinq Académies comptent parmi leurs missions d’offrir au public scolaire un peu de leur riche patrimoine. L’Institut propose aujourd’hui six dossiers pédagogiques complets regroupant documentations d’archive et pistes de travail autour de thèmes allant du Roi Soleil jusqu’à Napoléon, en passant par Léonard de Vinci et La Fontaine. Ce catalogue est amené à se développer au fil du temps. Comme exemple de la richesse du contenu, le dossier « Léonard de Vinci, les carnets de l’institut » propose une reproduction de trois des carnets du génie de la Renaissance. Difficile de ne pas être fasciné par ce morceau d’Histoire ! Le document est associé à des fiches à destination des élèves. Dans le cadre de la classe de Lettres et en complément avec des articles de la NRP, trois dossiers ont attiré notre attention. En lien avec des séquences autour des Fables de Jean de La Fontaine, vous pourrez exploiter les dossiers Nuit de fête dans les jardins du Roi-Soleil et La Fontaine, Fables et images . Le premier propose un petit film documentaire, des documents iconographiques et une fiche d’exploitation. Il peut être envisagé dans le cadre d’une étude sur la satire de la Cour. Le second pourra compléter les numéros de janvier 2018, « La fable dans tous ses états » et de novembre 2014, « Le loup dans les fables ». L’exposition virtuelle Napoléon, apologie et satire confronte propagande impériale et caricatures anti-napoléoniennes avec plusieurs fiches thématiques. Elle pourra accompagner la séquence sur Napoléon dans les arts parue en janvier 2016, ou la séquence de septembre 2022 sur les Mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand dont une partie est consacrée au regard sur Napoléon.

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