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Les neurosciences : des mémoires pour mieux apprendre

par Violaine Carry Depuis que Stanislas Dehaene a été nommé à la tête du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, on entend parler de neurosciences éducatives à tous les coins de rues. Mais que sont-elles exactement ? Que peuvent-elles apporter aux enseignants de lycée et à leurs élèves ? C’est ce champ que nous allons explorer dans cet article et ceux qui suivront cette année. Dans un premier temps, nous ferons le point sur ce que les neurosciences nous apprennent du fonctionnement de la mémoire et sur les conséquences qu’on pourra en tirer. La mémoire, comment ça marche ? Étape 1 : L’encodage correspond à l’acquisition d’une nouvelle information. Étape 2 : La consolidation est la phase de mémorisation proprement dite. L’information est alors stockée dans la mémoire à long terme. Étape 3 : La récupération est la phase de restitution des informations stockées. La mémoire de travail, essentielle au raisonnement De quoi s’agit-il précisément ? On entend souvent parler de mémoire « à court » ou « à long » terme. La première est appelée « mémoire de travail » par les cognitivistes. Elle a une capacité limitée (7 items en simultané, plus ou moins 2) et son temps de rétention est faible (jusqu’à 2 minutes). Néanmoins, elle est essentielle. C’est en effet la mémoire de travail qui nous permet de lire sans oublier la phrase précédente. Sans elle, le texte perdrait toute sa cohérence, nous ne lirions que des phrases sans lien les unes avec les autres. C’est également grâce à elle que nous pouvons faire un commentaire à l’oral ou écrire une dissertation, tout en gardant notre plan et notre problématique en tête. Bref, c’est elle qui nous permet de manipuler les informations, et donc de travailler. Elle est d’autant plus efficace qu’elle prend appui sur les mémoires à long terme, et notamment la mémoire sémantique et la mémoire épisodique . Ainsi, si j’ai déjà stocké en mémoire sémantique la définition du romantisme, je n’ai pas à retenir en mémoire de travail tous les items qui composent le romantisme, mais simplement le mot, donc un seul item : je n’aurai qu’à y revenir en détail quand j’en aurai besoin. Qu’en faire en classe ? La mémoire de travail et sa qualité dépendent en grande partie de la gestion que l’on a de l’attention, et des informations stockées en mémoires à long terme. Or, nos élèves ne sont pas tous égaux dans ces domaines. En classe, il sera donc judicieux de s’assurer des pré-acquis des élèves avant de définir une nouvelle notion, par exemple, et de veiller à ne pas proposer à l’oral de liste dépassant 5 items (étapes de procédures méthodologiques, auteurs, etc.). Les mémoires à long terme Pour retenir des informations à long terme, nous utilisons différents types de mémoires : deux sont dites « déclaratives ». Il s’agit de la mémoire épisodique , qui correspond à la mémoire des événements dans leur contexte, et la mémoire sémantique , qui est la mémoire des mots (avec leur sens) et des concepts généraux sur le monde. Toutes deux s’appuient sur la mémoire perceptive , qui est dite « non déclarative », et qui stocke nos sensations (le goût d’une fraise, l’odeur du lilas, la voix d’une personne, etc.). Si la mémoire sémantique se met en place dès les premiers mois, il faut 4 à 5 ans pour que la mémoire épisodique devienne mature. De fait, les souvenirs retenus en mémoire épisodique le sont grâce à un phénomène de binding (association) opéré par la mémoire sémantique : elle donne au souvenir son sens, sa cohérence, et permet son stockage. Quand des épisodes similaires se répètent (par exemple, la fête de Noël), le cerveau opère une synthèse et abstrait les traits sémantiques spécifiques à tel ou tel concept. C’est le phénomène de sémantisation , c’est-à-dire que le contexte d’acquisition s’estompe : on peut alors parler de la fête de Noël de manière générale, sans évoquer en mémoire un Noël particulier ni se souvenir de notre premier Noël. C’est ainsi que je sais ce qu’est le romantisme sans me souvenir comment j’ai acquis cette connaissance. La sémantisation, meilleure amie de l’enseignant Pour permettre les exercices du commentaire ou de la dissertation, il est crucial que les notions d’analyse (figures de style, focalisations, types de discours, etc.) ou d’histoire littéraire (connaissances sur les mouvements, courants, genres, etc.) soient ancrées en mémoire sémantique pour en faciliter l’accès et la manipulation sans surcharger la mémoire de travail. Si les premières ont théoriquement été acquises au collège, la réalité révèle souvent de grosses défaillances, de sorte qu’il faut régulièrement revoir le processus de mémorisation de ces outils et s’assurer de leur consolidation. Pour cela, il faut privilégier un contact multi-épisodique avec la notion à apprendre , c’est-à-dire réactiver la notion plusieurs fois, et surtout dans des contextes variés, avec des modes de présentation différents. Notons à cet égard que quand un élève répète la question d’un de ses camarades, c’est moins parce qu’il n’a pas entendu que pour s’approprier la connaissance : cela prend du temps, mais favorise la mémorisation. Ainsi, par exemple, une fois que le cours sur les valeurs des temps a été dispensé, on pourra demander aux élèves de se l’approprier en le convertissant sous forme de carte mentale pour le cours suivant, puis on leur proposera de les mettre en scène, et systématiquement, face à un texte, on leur posera une ou deux questions sur l’emploi des temps. Dans le cas particulier où la terminologie grammaticale entre en concurrence avec le langage courant – valeur, vérité, etc. –, on veillera à faire émerger en début de leçon des représentations sémantiques des élèves sur ces termes pour éviter tout phénomène d’interférence et donc de confusion. De même, l’apprentissage par cœur de fragments de textes ou de citations aide à la structuration de la mémoire sémantique. Exploiter la mémoire épisodique À première vue, on pourrait se dire que seule la mémoire sémantique intéresse l’enseignant. Or, pour qu’une nouvelle notion soit fixée en mémoire sémantique, il faut multiplier les occurrences et varier les contextes d’activation , ce qui coûte beaucoup en temps et en énergie. Pour favoriser et accélérer le processus, il peut être pertinent de recourir à la mémoire épisodique des élèves. En effet, cette dernière est extrêmement sensible aux émotions et concerne directement l’identité de l’élève. Connecter une nouvelle information avec le vécu des élèves est un moyen, non seulement de susciter leur intérêt et donc de générer un engagement plus actif de leur part, mais aussi d’optimiser la rétention de la nouvelle information car elle sera associée à un souvenir déjà ancré en mémoire à long terme. On peut imaginer, face à un texte, de demander aux élèves s’ils comprennent le comportement des personnages, s’ils ont déjà vécu telle ou telle situation ou s’ils auraient réagi de la même manière. En effet, pour se projeter, même s’ils n’ont pas vécu d’événement similaire, les élèves utiliseront leurs souvenirs pour fabriquer une situation fictive qui leur permettra de répondre. Par ailleurs, si les élèves se représentent bien la situation, ils éprouveront également des émotions, ce qui leur permettra de mieux retenir l’expérience, et donc le texte. D’ailleurs, les chercheurs ont découvert que lorsque l’on lit un livre, qui plus est à la première personne, le cerveau s’active comme s’il vivait vraiment les événements : ainsi la lecture multiplie, d’une certaine manière, les expériences de vie. Une autre manière d’utiliser la mémoire épisodique en classe est tout simplement, en début de cours, de demander aux élèves de se rappeler le cours précédent. On peut même leur donner quelques indices. Cela a l’avantage de mettre en exergue la progression de la séquence et de susciter facilement une récupération. Pour faire émerger les émotions et assurer un ancrage en mémoire épisodique solide, une autre solution est de solliciter un engagement plus marqué de l’élève, soit en lui proposant de mettre en voix ou en espace un texte, soit en faisant appel à la pédagogie de projet, car celle-ci à l’avantage de réclamer une démarche personnalisée de l’élève. C’est d’ailleurs sans doute pour cela qu’elle est mise à l’honneur par l’épreuve du grand oral ! Automatiser pour gagner du temps et de l’énergie L’autre mémoire « non déclarative » est la mémoire procédurale . Comme son nom l’indique, elle garde trace de toutes les procédures automatisées, qu’elles soient motrices (marcher, par exemple) ou cognitives (lire, par exemple). Elle a l’avantage d’être très peu coûteuse en énergie et d’être très rapide. C’est notamment grâce à elle que nous pouvons parler de manière fluide, sans penser à chaque accord, ou à chaque mot : notre mémoire procédurale a en effet enregistré des séquences de mots entières, qu’il ne nous reste plus qu’à dérouler. Au lycée, cette mémoire peut notamment être développée pour les travaux de rédaction et d’exposé. Travailler le par cœur est un bon moyen de développer la mémoire procédurale des élèves et peut s’avérer intéressant à condition de s’assurer au préalable que le texte à réciter est compris. Outre l’acquisition d’une banque de séquences de mots qui pourront être réinvesties telles quelles (lors d’un exposé par exemple), le par cœur permet aussi l’assimilation de structures syntaxiques correctes et l’enrichissement du lexique de l’élève (en mémoire sémantique). Une lecture régulière pourra avoir un effet similaire. On pourra mettre en évidence ces formulations qui reviennent régulièrement, et qui constituent de véritables « béquilles », tant pour l’oral que pour l’écrit. On les déclinera aussi souvent que possible, la répétition étant la seule clé pour parvenir à introduire un automatisme . Pour l’oral, un travail régulier sur la gestuelle permettra finalement à l’élève de gagner en congruence dans son discours. Notons que chaque élève n’est pas obligé de passer à l’oral : la vue d’un autre active les mêmes zones du cerveau que si on faisait le geste soi-même ! Cet article n’est évidemment qu’une initiation aux neurosciences éducatives. Le fonctionnement de la mémoire et les facteurs qui influent plus ou moins directement sur le processus de mémorisation est à la fois subtil et complexe. Ainsi, il faudra également parler de l’attention, de l’inhibition ou encore des émotions. Pour aller plus loin, lire l'article Sciences cognitives et pédagogie, une association fertile par Pascal Champain . Consultez d'autres articles sur les neurosciences Les émotions au service des apprentissages Apprendre en résistant Le silence est d’or : apprendre… par défaut ! Être attentif… ça s’apprend L’éclairage des neurosciences en grammaire

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Table-top Shakespeare Free Streaming

A couple of years ago, Sheffield-based Forced Entertainment brought the complete works of Shakespeare to the Festival d'automne in Paris: all 36 plays, each summarised by a single actor, using houstober, the videos of the performances will be available in turn online.

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Vers une redécouverte des QCM en français

Par Antony Soron La période de confinement a impliqué un enseignement en distanciel par le biais du numérique, ce qui, entre autres conséquences indirectes, a remis au goût du jour des modalités d’apprentissage et d’évaluation jusqu’alors relativement déconsidérées par les professeurs de français. N’est-ce pas le cas spécifique des questionnaires à choix multiple, mieux connus sous l’acronyme QCM ? Un procès en artificialité Les QCM servent à toutes les sauces. On les retrouve dans les cahiers de vacances, dans les suppléments des magazines et naturellement sur le moindre site internet, dès que l’on cherche à tester sa culture générale. L’auteur de L’Homme qui rit est… 1. Victor Hugo 2. Charlie Chaplin 3. Alberto Giacometti Dans sa définition la plus large, le QCM implique la proposition de plusieurs réponses à une question donnée, pouvant être adaptée à tous les domaines possibles. Comme l’indique l’exemple précédent à enjeu culturel et ludique, sa difficulté dépend grandement du degré de pertinence des réponses proposées, puisqu’il engage synchroniquement des stratégies tacites d’élimination des moins pertinentes. De surcroît, il ne présuppose pas de qualités rédactionnelles de la part du répondeur, exigeant simplement des compétences de raisonnement ou culturelles. Le QCM est de fait traditionnellement envisagé comme une modalité de questionnement facilitatrice qui réclame, en matière d’efficacité de résolution, rapidité de lecture et vitesse de décision. L’universalité du QCM ne sert pas sa cause en produisant un effet de banalisation. Pour autant, dans le domaine scolaire du français, il n’est pas totalement exclu, y compris dans des éditions augmentées d’œuvres littéraires à destination des élèves, comme la collection « Carrés Classiques » des éditions Nathan. On retiendra tout de même que les QCM restent majoritairement utilisés avec une visée d’évaluation formative ou sommative que ce soit en grammaire ou en lecture. Dans l’incipit de Madame Bovary , le personnage principal est… 1. un élève de la classe 2. un nouvel élève 3. le personnage éponyme du roman Le présupposé tenace des professeurs de français à l’encontre des QCM tient au fait qu’ils les associent à peu près systématiquement à la lecture littérale du texte étudié et à sa compréhension globale. En outre, en le considérant prioritairement comme un outil de vérification de lecture, ils ne perçoivent son aboutissement qu’en tant que bilan chiffré, sans l’exploiter en tant qu’outil d’apprentissages. Leur focalisation se portera presque exclusivement sur la validation de la bonne réponse au lieu de s’intéresser aux raisons de la non-pertinence des autres propositions. Or, dans l’exemple de référence, il reste à peu près certain que la réponse c. aura été évacuée, non pas logiquement en référence au titre du roman, mais par simple méconnaissance de l’adjectif « éponyme ». Un support productif L’observation de séances de lectures expliquées en classe met en perspective un phénomène récurrent : la situation de saturation cognitive. Après une vingtaine de minutes de séance, les élèves ont besoin de faire le point sur ce qui a déjà été expliqué. Ce moment du cours passe souvent par la « trace écrite », soit un petit paragraphe récapitulatif dicté par le professeur. C’est pourquoi l’idée de se servir du QCM à l’occasion de cette étape de l’apprentissage d’un texte littéraire est intéressante. En effet, le QCM implique nécessairement un minimum de raisonnement et par là même une activité de l’élève, à l’inverse de la copie d’un paragraphe qui le met en situation de relative passivité. Précisons tout de même que cette proposition n’appelle pas à systématiser le QCM comme un bilan partiel de lecture, mais bien à introduire une variation des pratiques de synthèse. De plus, toujours en s’appuyant sur le même exemple, le QCM peut induire oralement la justification d’un non-choix : « je n’ai pas retenu la réponse c. car le personnage principal de l’incipit n’est pas le héros du roman puisque le titre est Madame Bovary ». Un instrument de différenciation Même si le terme « différenciation » est de plus en plus prononcé par les professeurs, il faut reconnaître qu’il y a un monde entre la prise de conscience de sa nécessité et la réalité de sa mise en œuvre effective en classe. Aussi, voit-on souvent des élèves décrocher de l’analyse du texte pour deux raisons majeures : d’abord, car ils sont mis en difficulté dès que l’on entre dans la compréhension fine, ensuite car étayer leurs idées à l’écrit comme à l’oral relève d’une tâche complexe. Eu égard à ces éléments, l’avantage du QCM réside dans le fait qu’il peut apparaître rassurant par sa capacité à offrir un élément d’ancrage au raisonnement. On se rendra ainsi compte que des élèves qui auraient été improductifs dans la rédaction d’une phrase-réponse se montrent pertinents dans leur raisonnement à partir du moment où il ne leur est demandé qu’une validation. Dans le cas d’élèves non francophones intégrés dans une classe, l’usage du QCM comme fil conducteur d’une séance de lecture est à même de se révéler d’autant plus efficiente. D’une part, les élèves restent principalement concentrés sur la lecture, n’ayant pas à combiner simultanément lecture et écriture. D’autre part, il leur reste une trace du processus de compréhension et le cas échéant sur ses points de difficulté. Par conséquent, il semble judicieux de ne pas fermer la porte aux QCM mais de s’en servir comme un outil de différenciation. Au cours d’une séance, il pourra ainsi être proposé à certains élèves tandis que d’autres devront rédiger intégralement une phrase réponse. L’erreur d’appréciation des QCM s’explique sans doute par le fait qu’on le considère comme figé. Or, il justifie nécessairement une utilisation à géométrie variable. L’exemple de référence ne donne-t-il pas des possibilités d’extension à partir de la validation initiale ? Puisque ce nouvel élève (b) n’est pas le personnage principal du roman, pourquoi l’auteur a-t-il choisi de le mettre en valeur dès l’incipit ? Une aide aux devoirs faits Le fait que les professeurs de français soient réticents à exploiter les possibilités du QCM a une conséquence très pragmatique. Ils se privent d’un outil susceptible de faciliter le travail personnel hors temps scolaire. Serait-il en effet si problématique de proposer un QCM à la suite de l’explication d’un texte en classe ? Ne serait-ce pas plus productif que de ne rien donner à faire aux élèves en considérant tacitement et donc à tort qu’ils effectueront d’une façon scolairement responsable la relecture rigoureuse du texte étudié en classe ? En allant même un peu plus loin, le QCM peut impliquer un envoi obligatoire des élèves au professeur par le biais de l’espace numérique de travail. Avantage notable, le QCM n’est pas difficile à évaluer. Bien conçu, il peut même bénéficier d’une évaluation automatique. Évidemment, il peut être aussi soumis à une autoévaluation avec des résultats transmis instantanément aux parents. Même si nous ne pouvons ici détailler l’éventail des possibilités des QCM, il convient d’insister sur l’idée qu’aucun outil n’est à exclure pourvu qu’il participe à une meilleure implication dans la matière et qu’il offre à chacun les moyens d’y entrer sans blocage. Un outil à construire collectivement Le temps du confinement a vu fleurir par ailleurs des réalisations individuelles ou collectives d’élèves notamment transmises par le biais de padlets (tableau en liège virtuel). La lecture cursive d’une œuvre a pu être approfondie par la réalisation de QCM sur cette œuvre par groupes proposés aux autres groupes, puisqu’ils peuvent cibler des personnages dans le cas de l’étude d’un roman. Autre modalité pédagogique notable, un élève peut construire un QCM sur un chapitre d’une œuvre en lecture suivie donnée à lire de façon autonome à l’ensemble de la classe en vue d’une classe virtuelle. Ici encore, il apparaît clair que toutes les modulations restent possibles, y compris que l’élève volontaire ou désigné envoie son QCM aux autres avant la classe virtuelle ou le propose comme entrée en matière. Sans vanter de manière excessive les vertus observées et expérimentées des QCM, il n’en reste pas moins que le développement de cet outil sera, sinon infini, au moins extensible. Si l’on accepte de s’en emparer, on se rendra même compte qu’il a paradoxalement des vertus linguistiques. Aussi pourra-t-on faire appréhender aux élèves le degré de « littéralité » de leur questionnement, et, inversement, dans le cadre d’activités en groupes, les possibilités de complexification qui sont envisageables. Exemples de QCM sur le thème de « l’écriture de soi » 1. Le pronom énonciatif de base de l’autobiographie est… (QCM de cours) a. le « nous » b. le « je » c. le « il » 2. Dans une autobiographie, l’auteur… (QCM de réflexion) a. exprime la vérité de sa vie b. raconte la vie d’un homme célèbre c. reconstruit son existence en fonction de ses souvenirs 3. Un autobiographe est : ( QCM de cours) a.un auteur qui tient son journal de bord b. un écrivain qui raconte les expériences de sa vie c.un écrivain spécialisé dans les biographies d’écrivains 4. Parmi les titres suivants, lequel ne relève pas de l’écriture de soi ? (QCM de logique) a. Les Confessions (Rousseau) b. Journal (Anne Frank) c. Le Colonel Chabert (Balzac) 5. L’auteure de Mémoires d’Hadrien est Marguerite Yourcenar. L’empereur Hadrien y écrit une longue lettre à son successeur afin de lui raconter les épisodes de sa vie. Il s’agit donc… (QCM d’approfondissement notionnel) a. d’une autobiographie b. d’une biographie c. d’une autobiographie fictive Consulter d'autres articles sur l'enseignement à distance Développer l'écriture collaborative : un mur pour partager ses écrits Éloge paradoxal de la classe virtuelle : quand le distanciel interroge le présentiel Un distanciel à visage humain : promouvoir la réciprocité des échanges par un blogue de classe Apprendre à distance Un collectif de professeurs « Corps enseignant – Corps apprenant », a mis au point une série de 5 fiches alliant humour et pédagogie pour aider les élèves à travailler à distance. Chaque fiche est accompagnée de conseils et exercices pour se détendre, se motiver, se déconnecter, etc. Et à y regarder de plus près, nous pouvons tous y trouver de l’inspiration… même en présentiel. NRP - Septembre 2020

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The Voyage of the Mayflower

On 16 September 1620, a ship set sail from Plymouth, England on a voyage that became part of the foundation myth of the U.S.A. The Mayflower carried Puritan religious dissenters called the Pilgrims and the colony they founded in Plymouth, Massachusetts has taken on mythical status. Plymouth wasn’t the first British settlement in the future United States. Jamestown, Virginia, was settled in 1607, but it had a chequered history. At one point, the settlers came close to starvation, and at another the population was decimated by a Native American attack. So, despite the later romanticisation of the story of Pocahontas and Jamestown settlers John Rolfe and John Smith, it is the Mayflower and the Pilgrim Fathers that the U.S.A. mythologised. A Rocky Start Yet, the Mayflower journey got off to a rocky start too. A decade before, a group of religious dissenters from Scrooby in Nottinghamshire had fled to the Netherlands to escape religious persecution. Their form of Protestantism was much more radical than the Anglican Church created by Henry VIII in the 1530s. They opposed church hierarchy and their services and Bible were in English, so that each believer could form their own interpretation. Although they found religious toleration in the Netherlands, the group wanted to found their own settlement. They sought funding from investors for a settlement in the New World, and eventually set off in August 1620. However, one of their two ships wasn’t seaworthy and so it was mid-September by the time they finally left from Plymouth, crowding all 102 passengers and 48 crew onto the Mayflower . This wasn’t an auspicious time of year for transatlantic travel. The ship was beset by storms and the settlers arrived in winter, the worst possible time. The storms also altered their course, and instead of arriving in the existing colony of Virginia (which included most of the east coast from New York to Florida, on paper at least), they ended up making landfall further north on Cape Cod on 21 November. After exploring the area, they settled on Plymouth and tradition says they came ashore at Plymouth Rock on 26 December. Their hardships weren’t over. Only half of them survived the winter, mainly on corn they stole from or traded with the local Native American tribe, the Wampanoag. Two Native Americans who spoke some English, Samoset and Squanto, helped relations with the local tribe. Squanto also helped the settlers learn how to grow local crops, fish and hunt. The Making of Myths It wasn’t until the 19 th century that the Pilgrim Fathers, and their first Thanksgiving feast became important in the national psyche. All young American schoolchildren learn that the Pilgrims invited the Wampanoag chief Massasoit to a celebration of their first harvest, to thank the tribe for its help. No doubt some sort of harvest celebration did happen, but the image of cordial relations between the settlers and the people whose land they had appropriated is far from the truth. Even the description of the first settlers as Pilgrims is misleading. Only about a third of the Mayflower ’s passengers were Puritans. The others joined the voyage to trade, or as indentured servants. Tension between the two groups led to the creation of a truly foundational document: the Mayflower Compact was written and signed on the ship off Cape Cod on 21 November (an artist's impression by JLG Ferris is at the top of this page). In it, the male settlers promised to, “combine ourselves together into a civil body politic […] and to enact, constitute, and frame such just and equal laws, ordinances, acts, constitutions, offices from time to time, as shall be thought most meet and convenient for the general good of the colony.” They elected one of the Pilgrims, John Carver as their first Governor. The spirit of democracy contained in the Compact was true both to the Puritans’ faith and the future foundation of an independent republic.

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Ray Bradbury at 100

American author Ray Bradbury spent more than seventy years fascinating readers and viewers with futuristic science-fiction stories like The Martian Chronicles, and Fahrenheit 451. But it all started with a little bit of magic.

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Teaching LLCER anglais monde contemporain

If you’re teaching LLCER anglais monde contemporain this year, you haven’t had a lot of time to prepare. The curriculum was published too late for textbooks to be prepared for it. But we can help: check out our companion site for suggestions and lesson plans to use Shine Bright LLCER with AMC classes.

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Reading Guides LLCER Terminale

Thank you to our many readers who answered our questionnaire on the works you plan to study with your students in LLCER Terminale. And the winners are...

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Respect Movie Featurette

Watch this short document about the film Respect . [video width="640" height="360" mp4="http://www.speakeasy-news.com/wp-content/uploads/2021/07/RESPECT_Featurette_ALookInside_210614_Texted_h264_sd_redux.mp4"][/video]

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Centennial of Suffrage

In 1920, almost 150 years after the United States declared that “all men are created equal,” American women got the right to vote… 27 years after women in New Zealand did. American suffragists worked for almost 80 years to obtain that right. And there’s still work to do today.

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Teaching about U.S. Women's Fight for the Vote

In commemoration of the hundredth anniversary of women obtaining the right to vote in the U.S.A. in 1920, these videos and mini-site provide thought-provoking teaching tools.

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Greta Thunberg Donates Million Euro Prize

The 17-year-old founder of the School Strike for Climate movement has been awarded the inaugural Gulbenkian Prize for Humanity. And immediately announced that she would donate the one million euro prize money to environmental projects through her foundation.

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Positive Vision

The Visionary Honours is a new kind of awards ceremony: one that singles out art, media and entertainment that fosters social change and debate.

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Sélection culturelle

My Name is Artemis, Artemis Fowl

Irish author Eoin Colfer imagined Artemis Fowl as a 12-year-old James Bond villain in a battle with the fairy underworld. The eight books starring the teen criminal mastermind have millions of fans, and there is now a film version directed by Kenneth Branagh. The film release was delayed by lockdown and was finally released directly to streaming on Disney+. The books, and film, combine Irish mythology and a high-tech thriller. The film version tinkers with the original first book but the premise is that a thousand years ago, humans and fairy folk had a catastrophic war. As a result, the supernatural people have retreated underground to the Lower Elements. There, they have developed very advanced, magical, technology. In the film, Artemis's father (Colin Farrell) has been abducted by the fairies, and Artemis discovers that he has secretly worked for the Lower Elements for years. In order to save him, Artemis decides to take a fairy hostage, in the shape of elf  Holly Short. Short belongs to a fairy police taskforce called LEPrecon and her fellow officers, led by Judi Dench, are not going to let that affront go unchallenged. https://www.youtube.com/watch?v=wXlBep9uFjI You can find out more about the books on Eoin Colfer's site. Don't miss! Our A2-level Ready-to-Use Resource to accompany the film.

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Fourth of July in Lockdown

U.S. Independence Day will be a subdued affair this year due to Coronavirus but celebrations will take place. This video is a simple introduction to July 4.

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 La classe Bitmoji

De la classe virtuelle à la classe bitmoji à la recherche de solutions pour l'enseignement à distance au collège. Régine Ballonad-Berthois teste différentes formes d'enseignement hybride.

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Rendez-vous

I Love NY Creator Dies

It has become one of the most recognisable images in the world, but when Milton Glaser was commissioned to illustrate a tourism campaign "I Love New York", he thought it would disappear after a few weeks. Which it might have done if he hadn't had a last minute flash of inspiration.

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Et si on parlait du Grand oral ?

Vos élèves de Terminale seront les premiers à passer le Grand oral en 2021. Comment les aider à préparer l'épreuve ?

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Still English Game Webinar

Revivez en replay notre webinaire pour pour tout savoir sur Still English, ce nouvel outil ludique pour l'apprentissage d'anglais.

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Teaching About Windrush

The 70th anniversary of the arrival of the Empire Windrush in the UK, and the current scandal about the treatment of the children of the Windrush Generation, give an opportunity to look at the experiences of Commonwealth immigrants to the U.K.

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LLCER: quelles oeuvres pour vos Terminales ?

Vous avez été nombreux lors de notre webinar pour la spécialité LLCE de demander le programme limitatif d'oeuvres intégrales pour la Terminale. La liste a été publiée au BO du 21 mai 2020. Quelles oeuvres pensez-vous étudier avec vos élèves l'année prochaine ?

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Sélection culturelle

The latest New Yorker cover pays tribute to black lives lost

The June 22th edition of the New Yorker has been released, and the illustration  cover is devoted to the history of violence inflicted on black people in the United States.

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