Le fleuve Indus au Ladakh, un territoire sous contrôle indien entre l'Inde et le Pakistan © Etoilepolaire - Adobe Stock

Franck Galland, « Inde/Pakistan : l’eau au cœur de conflits futurs ? », Diplomatie, n°134, Juillet-Août 2025.

L’Inde et le Pakistan sont entrés dans une zone de turbulences hydro-politiques, qui ne semble malheureusement pas près de s’estomper.

En 1960 était signé le traité de l’Indus, soutenu par le président des États-Unis de l’époque, Dwight Eisenhower, et placé sous la médiation de la Banque mondiale, afin de calmer les tensions qui ne cessaient de croitre entre l’Inde et le Pakistan ; […]. 

Ce traité reste considéré à ce jour comme un modèle d’hydro-diplomatie, répartissant, avec science et conscience, le potentiel des six grands fleuves du bassin de l’Indus entre les deux grands pays rivaux. À l’Inde revenaient celles que l’on appelle les « rivières orientales » : Ravi, Beas et Sutlej. Au Pakistan, les rivières occidentalesIndus, Jhelum et Chenab —, bien que leur flux provienne dInde. […]

Le Premier ministre Modi apparait bien désireux d’exercer un contrôle plus strict sur ces rivières, qui sont pourtant