
CM1Vous trouverez ici de nombreuses informations pour accompagner la scolarité de votre enfant tout au long du CM1 : organisation de l'école, conseils pratiques, astuces pour réussir son année.
Le guide parents complet, détachable, avec le programme expliqué et commenté, se trouve dans le cahier Je comprends tout ! Tout en un CM1.
L'école de A à Z 
De nombreuses municipalités, en liaison avec des associations, ont mis en place des programmes d’accompagnement des élèves en dehors du temps scolaire : aide aux devoirs, activités culturelles, encadrées par un accompagnateur (étudiant, retraité…), en concertation avec l’enseignant et la famille. Les aides scolaires sont variées : révisions (leçons à apprendre, contrôles à préparer…), organisation du travail du jour ou de la semaine dans chaque matière, préparation du cartable, lecture, recherche documentaire, préparation d’un exposé…
Les séances ont lieu la plupart du temps en petits groupes le soir après l’école, soit dans le local de l’association, soit à l’école, ou bien encore à la maison de quartier, à la MJC…
Renseignez-vous auprès de la mairie, de l’école, ou des principales associations proposant cet accompagnement : l’AFEV (association de la fondation étudiante pour la ville), l’APFEE (association pour favoriser l’égalité des chances à l’école), la CSF (confédération syndicale des familles), les FRANCAS (fédération nationale des Francas), la Ligue de l’enseignement et la fédération générale des PEP (Pupilles de l’Enseignement Public).
Voir aussi : travail à la maison
En vous intéressant au travail de votre enfant, vous l’amènerez à approfondir un sujet étudié en classe. Vous pouvez lui demander, par exemple, d'effectuer des recherches en histoire, en géographie et en sciences, lui proposer une lecture documentaire en relation avec une leçon, ou encore organiser une sortie culturelle qui correspond à une partie du programme. Vous stimulerez ainsi sa curiosité, lui permettrez d'enrichir ses connaissances et développerez chez lui le goût d’apprendre. Pour cela, il est nécessaire que vous soyez au courant de ce qu’il étudie à l’école.
Voir aussi : Mémoriser ses leçons, Réviser
Des atlas ont été conçus pour des enfants, dès le cycle 3 (CE2, CM1, CM2). Ils réunissent des cartes de géographie adaptées à l’âge des enfants. Ils offrent également aux élèves des repères chronologiques. Avoir un atlas à la maison permet de s’ouvrir au monde. Votre enfant peut y situer des lieux géographiques inconnus qu'il aura pu découvrir lors de la lecture d’ouvrages littéraires ou dans l'actualité. C’est une excellente façon de l’intéresser à la géographie.
Voir aussi : Outils de travail
Les enseignants prônent à juste titre l’autonomie de l’enfant. Il ne faut pas oublier cependant que l’autonomie s’apprend. On ne naît pas autonome, on le devient et les parents ont un rôle important à jouer. Là encore, c’est affaire de dosage : être là quand il faut, savoir se faire discret à d’autres moments. L’enfant doit comprendre qu’il peut compter sur l’adulte, mais qu’apprendre à agir seul, c’est grandir.
Au cycle 2 (Grande Section, CP et CE1), votre enfant a vraiment besoin d’être guidé. Au cycle 3 (CE2, CM1 et CM2), cela dépend de son comportement et de ses capacités dans la discipline. Il est nécessaire d’alterner les moments où il travaille seul et ceux où vous l’accompagnez. Si votre enfant a tendance à traîner ou à bâcler son travail à la maison, mieux vaut intervenir dès le départ, quand cela est possible, pour fixer des repères. Profitez du moment où vous regardez son cahier de textes pour l'aider à s'organiser. Vous pourrez ainsi lancer l’activité en rappelant les consignes, puis le laisser travailler seul avant de vérifier ce qu’il a fait. Mais ne vous substituez jamais à lui et laissez-lui le temps de faire son travail.
Voir aussi : Cahier de textes
Il n'est jamais facile d'imposer des règles. C'est un vrai travail pour le parent car l'enfant se montre souvent rebelle aux contraintes. Cela suppose que l'adulte assume son autorité sans se culpabiliser et en respectant l'enfant. Il n'est pas question d'être répressif, ni d'imposer un pouvoir abusif. Il importe d'expliquer et de justifier, pour favoriser l'adhésion. L'enfant doit aussi comprendre quelle est sa place par rapport à celle de l'adulte. Il s'agit toujours d'une relation verticale où le parent est garant des règles. Cela rassure d'ailleurs l'enfant en lui donnant des repères.
Brevet informatique et Internet (B2I), il a été institué en 2000 et progressivement mis en place. Le niveau 1, qui concerne la scolarité élémentaire, prépare l’élève à maîtriser les premières bases de l'informatique et à adopter une attitude citoyenne face aux informations véhiculées par les outils informatiques.
À l'école élémentaire, l’élève devra être capable de :
- produire, créer, modifier et exploiter un document à l’aide d’un logiciel de traitement de texte (Word),
- chercher, se documenter au moyen d’un produit multimédia,
- communiquer au moyen d’une messagerie électronique.
Le B2I est également proposé au collège et au lycée.
Voir aussi : Ordinateur
Véritable lien entre l'école et vous, le carnet de correspondance permet à l'enseignant, et plus largement à l'école, de vous informer sur les événements importants de la vie scolaire de votre enfant : réunions d'information, sorties scolaires, fêtes de fin d'année... Il peut aussi vous servir à vous adresser directement à l'enseignant, si vous souhaitez le rencontrer ou pour tout autre renseignement que vous voudriez lui communiquer.
Voir aussi : Relation famille/école
Le cahier de textes est l'outil qui permet à votre enfant de noter à l'école les devoirs qu'il aura à faire à la maison. Lorsqu'il est encore dans les petites classes, il note ses devoirs pour le lendemain, et à partir du cycle 3 (CE2, CM1 et CM2) il y inscrit son travail pour la semaine. N'hésitez pas à regarder son cahier de textes avec lui, il comprendra que vous vous intéressez à son travail. De même, au cycle 3, interrogez-le sur l'avancement de son travail, pour l'aider en cas de difficultés d'organisation qu'il pourrait rencontrer. Attention, faites-lui comprendre que plus son cahier est bien tenu et plus il sera facile pour lui de s'y retrouver.
Voir aussi : Travail à la maison, Autonomie
Tout au long de l’école élémentaire, le programme de mathématiques insiste sur le fait qu’« une pratique régulière du calcul mental est indispensable ». Encourager son enfant dans ce domaine est donc nécessaire. Au CP et au CE1, les exercices de calcul mental s’appuient sur l’addition, la soustraction et la multiplication simple (CE1). Du CE2 au CM2, cette compétence s’enrichit avec la multiplication plus complexe, puis avec la division (au CM2, par 10, 100, 1000).
L’entraînement au calcul mental repose d'abord sur la mémorisation des tables d’addition (CP et CE1) et de multiplication (CP : par 2 ; CE1 : par 2 à 5 et CE2-CM1 : par 2 à 10). Au fur et à mesure de son avancée, l’enfant doit pouvoir mettre en œuvre le calcul réfléchi, avec l’apparition de plus grands nombres, par exemple en les décomposant.
En calcul mental, l’entraînement et la répétition sont indispensables. Il est donc utile d’inciter votre enfant à travailler régulièrement ce domaine. Choisissez un moment propice à la concentration, tel que le week-end, car votre enfant est bien reposé. S’il vous donne un résultat faux, demandez-lui comment il l’a obtenu pour lui montrer son erreur. Le raisonnement utilisé est aussi important que le résultat donné. Plus votre enfant maîtrisera le calcul mental et plus, dans des situations de problèmes, il pourra se concentrer exclusivement sur le raisonnement.
Depuis plus de 10 ans, l'école primaire est organisée en cycles. Les programmes établissent une continuité entre l'école maternelle et le CP. Le cycle 2, appelé cycle des apprentissages fondamentaux, commence ainsi en Grande Section et se poursuit au CP et au CE1. En effet, au CP et au CE1, la langue orale reste encore une priorité. À partir du CE2 débute le cycle 3 qui va se poursuivre jusqu'à la fin du CM2. Ce cycle s'appelle le cycle des approfondissements. La qualité des apprentissages accomplis à l'école élémentaire est déterminante pour la réussite de la scolarité au collège.
Pour qu’une dictée aide l’élève à apprendre l’orthographe, elle doit être abordée avec méthode. Il faut l’amener à être attentif au fonctionnement de la langue écrite. La dictée préparée est un bon moyen de travailler avec votre enfant certaines difficultés et de vérifier ensuite s’il les a bien comprises. À l’issue d’une dictée, votre enfant a besoin d’être guidé quand il relit son texte. Donnez-lui des consignes précises, comme celle de rechercher dans le dictionnaire les mots qui lui ont posé problème. S’il a un doute sur certaines terminaisons de verbes, conseillez-lui de se reporter aux tableaux de conjugaison. Ces premières vérifications terminées, invitez-le à relire ce qu’il a écrit en faisant porter son attention sur les accords. Aidez-le à s’approprier cette méthode pour qu’il devienne autonome. Pour finir, relisez le texte avec lui et apportez-lui l’aide nécessaire pour corriger ce qu’il ne peut pas faire tout seul. Faites-lui comprendre les erreurs qu’il aurait pu éviter. Agissez toujours avec doigté en valorisant ses progrès. L’élève doit être capable de réussir sans faute une dictée de 5 lignes, à la fin du CE1, et 10 lignes à son entrée au collège.
Cet ouvrage de référence est utilisé à tous les niveaux de l’école élémentaire. Il en existe pour les élèves de 5 à 8 ans et d’autres pour ceux de 8 à 11 ans. Renvoyez le plus souvent possible votre enfant aux définitions claires et adaptées qu’il trouvera dans le dictionnaire, vous lui ferez en même temps acquérir de bonnes habitudes.
Dès le CP, vous pouvez aider votre enfant en ouvrant le dictionnaire à la bonne page et lui demander de repérer le mot. Lisez-lui la définition, ce qui le familiarisera avec la langue du dictionnaire. Jusqu’à la fin du CE1, veillez à ce qu’il connaisse bien l’alphabet en s’attachant à la lettre initiale des mots, mais aussi aux suivantes. Proposez-lui des petits jeux : rechercher le mot précédant ou suivant un mot indiqué par vous. Il acquerra davantage d’aisance dans la consultation et enrichira en même temps son vocabulaire.
À partir du CE2, aidez-le à utiliser correctement toutes les informations qu’apporte le dictionnaire : marques de pluriels, renvoi à l’aide d’un numéro aux tableaux de conjugaison. Attirez son attention sur la présence d’homonymes, de synonymes.
Quel que soit son niveau, intéressez-le aux images qui offrent une mine d’informations sur des sujets divers.
Voir aussi : Outils de travail, Encyclopédies
Certains enfants qui rencontrent des difficultés en lecture et en écriture peuvent être dyslexiques. La dyslexie est définie comme un trouble durable et persistant de l’apprentissage de la lecture. Elle se présente chez des enfants manifestant des capacités intellectuelles normales et ne rencontrant aucun problème perceptif, auditif et visuel. Pour de nombreux spécialistes, les difficultés relevées au CP sont passagères. Il faut les distinguer des troubles durables relevant de la dyslexie. Si ces difficultés se prolongent, il est conseillé de consulter un orthophoniste, voire de le faire un peu avant si l’on a de réelles inquiétudes.
En prolongement de l’école maternelle, le CP constitue une étape essentielle pour l’apprentissage de l’écriture. Mais l’enfant doit ensuite continuer à progresser. Écrire correctement les mots contribue à leur mémorisation et cela est essentiel, tout comme savoir présenter son travail est une nécessité. À l’école maternelle, l’enfant apprend à maîtriser les premiers gestes de l’écriture. On lui montre comment tenir correctement son crayon et bien placer sa feuille. Si, en entrant au CP, votre enfant n’a pas encore la maîtrise du geste, n’hésitez pas à lui à proposer quelques jeux graphiques (tracer des boucles, dessiner des ponts…), cela le décontractera. Donnez-lui des feutres de différentes couleurs à utiliser sur de grandes feuilles, puis sur des formats progressivement plus réduits. À l’école élémentaire, votre enfant doit parvenir à une écriture cursive « sûre et lisible ». Lorsqu’il apprend, un cahier d’activités pratiques parascolaire peut l’aider à s’entraîner à la maison. Veillez à ce qu’il respecte bien les consignes des exercices, elles apportent des conseils méthodologiques très utiles. Des modèles fléchés l’aideront à mémoriser la trajectoire des tracés et leur succession. Au préalable, conseillez-lui de reproduire ces tracés dans l’espace, avant de travailler sur le cahier. En écriture cursive, une des difficultés consiste à lier les lettres entre elles. Expliquez à votre enfant qu’il doit lever son crayon lorsque le geste nécessite un changement de direction. Vous pouvez écrire les mots devant lui, très lisiblement, en insistant sur ce point.
Au CP et au CE1, les élèves apprennent à exprimer oralement ce qu’ils veulent écrire. Le compte rendu et le récit occupent une place importante dans leurs activités d’écriture. Pour ordonner la suite des événements ou les informations à donner, ils dessinent parfois avant d’écrire. Ils peuvent aussi dicter leur texte à l’adulte. L’objectif reste cependant de conduire les enfants à la fin du CE1 à l’écriture d’un récit ou un texte explicatif d’une dizaine de lignes de manière autonome et « avec une présentation soignée ».
Au CE2, CM1, CM2, comme pour la lecture et le langage oral, les élèves apprennent à écrire dans toutes les disciplines. Les textes littéraires leur fournissent le point de départ de projets d’écriture. Ils complètent ou transforment des textes, racontent, décrivent et créent des dialogues. Les pistes d’activités sont extrêmement variées.
Au-delà du dictionnaire qui met l'accent sur les mots de la langue, les encyclopédies offrent des développements plus poussés sur des sujets de découverte. Elles permettent d’approfondir ainsi des thèmes traités en classe, en histoire, en géographie ou en sciences. La stimulation de l’adulte est souvent nécessaire au départ. Les illustrations permettent des échanges oraux avant la lecture des textes. L’aide de l’adulte est souvent indispensable pour bien comprendre ces textes motivants, mais parfois complexes, et apprendre à l’enfant à être vigilant lorsqu’il utilise les encyclopédies en ligne.
Voir aussi : Outils de travail
En début d’année, une rencontre collective permet de faire connaissance avec l’enseignant et de découvrir ses exigences. Mais des contacts réguliers sont nécessaires pour que vous ayez une idée du comportement de votre enfant et de ses progrès. Vous pouvez rencontrer l’enseignant assez tôt dans l’année, dès qu’il a procédé à l'évaluation des compétences de ses élèves. C’est l’occasion d’envisager ensemble ce qu’il faut faire pour aider votre enfant à surmonter d’éventuelles difficultés. Échanger avec l’enseignant vous permet de faire le point sur la progression annuelle de la classe et de votre enfant. Pour prendre contact avec lui, il suffit d’écrire un mot dans le cahier de correspondance.
Voir aussi : Relation famille/école
Les compétences d'un élève reposent sur ses connaissances, ses savoir-faire et ses comportements. En conformité avec les programmes scolaires, qui énoncent les compétences à atteindre en fin de chaque cycle, les enseignants définissent des objectifs annuels d'apprentissage. En fonction de cela, ils évaluent leurs élèves.
Il existe plusieurs formes d'évaluation. L'évaluation initiale permet à l'enseignant de déterminer les connaissances des élèves afin d'adapter son enseignement au niveau des élèves. L'évaluation en cours d'apprentissage consiste à observer les élèves dans leurs tâches quotidiennes et à les analyser afin de les aider si besoin. L'évaluation en fin d'apprentissage porte sur ce qui a fait l'objet de plusieurs séances de travail et permet de vérifier si les élèves ont acquis ces compétences.
Si vous êtes lecteur, vous avez des chances que votre enfant lise plus spontanément. Pourtant tous les parents lecteurs n’ont pas tous des enfants qui aiment la lecture. Si tel est le cas, il ne faut pas désespérer et surtout ne jamais se plaindre devant lui de son manque d’intérêt pour la lecture. Il ne sert à rien non plus de lui faire miroiter les plaisirs qu’il peut en retirer s’il ne les a pas encore éprouvés. Il est bien évidemment déconseillé d’opposer lecture et télévision ; il faut agir avec doigté car parfois, à trop vouloir, on obtient l’effet inverse. Pour cela, il faut s’impliquer soi-même, montrer son intérêt pour le livre, avec sincérité et une dose d’enthousiasme : agir le plus naturellement possible et par l’exemple.
Et s’il ne s’intéresse qu’aux bandes dessinées ? C’est déjà un lecteur. Lire une bande dessinée nécessite de s’intéresser aux images, aux bulles et aux textes et les mettre en relation. L’imaginaire est largement sollicité. Le lecteur est actif contrairement à ce que certains adultes pensent. Par ailleurs, si votre enfant choisit toujours les mêmes types d’ouvrages, il vaut mieux le laisser faire et même l’encourager. Il peut aimer lire des séries où il retrouve des personnages connus, qui le rassurent et lui donnent un confort de lecture. Cela ne vous empêche pas de saisir les occasions qui se présentent d’aller vers d’autres ouvrages, fictions ou documentaires, à l’occasion de la sortie d’un film, d’une émission de télévision ou d’un sujet d’étude.
Voir aussi : Dyslexie
Lorsque votre enfant apprend une leçon d’histoire, de géographie ou de sciences, il doit sélectionner des informations, les classer et les mettre en relation. Faites-lui décrire les illustrations (images, dessins, schémas). Posez-lui aussi quelques questions sur les textes. Conseillez-lui de photographier dans sa tête la mise en page (sur le cahier ou dans le manuel) pour en mémoriser les grandes parties. Pour favoriser sa mémoire lexicale, demandez-lui de lire à haute voix les mots mis en relief (soulignés dans le cahier ou en gras dans le manuel), puis de les écrire, après vous être assuré qu’il en perçoit le sens. Pour retenir, il est indispensable de répéter. Il ne suffit donc pas, par exemple, de décrire un schéma : il faut le refaire sur une feuille à part, vérifier sur le cahier, et refaire si nécessaire. Enfin, livre fermé, posez à votre enfant quelques questions pour lui permettre de tester ses connaissances. En alternant ces diverses formes d’activités, vous développerez chez lui une attitude active face à l’apprentissage. Vous lui ferez acquérir une méthode qu’il pourra réutiliser ensuite en autonomie. Pour cela, faites-lui reformuler ce qu’il doit faire pour bien apprendre une leçon, à savoir : relire, puis s’entraîner à mémoriser. Conseillez-lui, lorsqu’il apprend seul, de répondre par écrit à des questions que l’enseignant pourrait lui poser, puis de vérifier ensuite l’exactitude de ses réponses dans le manuel ou le cahier.
Voir aussi : Approfondir, Reviser
La recherche sur Internet ouvre d’immenses perspectives, mais nécessite également de l’efficacité. Comme pour toute recherche documentaire, dans un livre ou sur un ordinateur, faites préciser à votre enfant l’objet de sa démarche (une date, un événement, un point particulier d’un thème…). Explorez et sélectionnez avec lui ce qui est en rapport avec cette recherche puis imprimez les documents, textes et/ou images. Demandez à votre enfant de surligner dans le texte les informations utiles. Invitez-le à redire avec ses propres mots ce qu’il en a retenu.
Voir aussi : B2I
Si la maîtrise du langage oral est le principal domaine de l’école maternelle, elle reste encore une des priorités de l’école élémentaire. Un élève qui éprouve des difficultés à s’exprimer à l’oral rencontre souvent des difficultés face à l’écrit. C’est également le dialogue avec l’enseignant qui permet aux enfants de rectifier, structurer et formuler ce qu’ils apprennent. Lorsqu’ils entrent au CP, les élèves éprouvent encore des difficultés à évoquer un événement réel ou imaginaire.
• Au CP et au CE1, ils sont donc invités à des prises de parole plus longues et plus structurées pour raconter ou fournir des explications, et « réciter des textes en prose ou des poèmes (une dizaine) en les interprétant par l’intonation » (CE1). La découverte d’albums ou d’histoires illustrées ainsi que l’approche documentaire en fournissent l’occasion. Les images sont aussi source d’échanges oraux pour en affiner la compréhension.
• Au CE2, CM1 et CM2, l’apprentissage de la langue orale se poursuit en situation de dialogue collectif, mais aussi lors des travaux de groupes et de la mise en commun des résultats obtenus. Tous les champs disciplinaires en offrent l’occasion. À partir de toute lecture entendue ou lue, les élèves peuvent être invités à reformuler, à résumer et à confronter avec autrui leur point de vue. Ils lisent aussi à haute voix pour partager un plaisir ou des informations ainsi que pour communiquer ce qu’ils ont écrit. L’élève qui est bien entraîné à oraliser ce qu’il apprend est capable plus tard (au collège et au lycée) de reformuler mentalement ce qu’il lit et/ou ce qu’il doit retenir.
L’intérêt de débuter tôt l’apprentissage d’une langue vivante est déjà la garantie d’une durée d’apprentissage plus longue. Votre enfant, lorsqu'il apprend une langue étrangère, ne se trouve pas dans la même situation que celle lors de l’apprentissage de sa langue maternelle. Il n’éprouve pas la nécessité absolue de se faire comprendre. Or, il faut beaucoup s’exprimer pour s’approprier une langue. En classe, l’expression orale n’est que ponctuelle et limitée. Ces limites sont aggravées chez l’enfant timide. D’autre part, le cerveau a besoin d’une période de réception suffisamment longue pour que les éléments qui composent la langue étudiée se mettent en place. Il faut donc accorder du temps et de l’attention à cet apprentissage. Certaines personnes ont pu s'inquiéter de ce que l’apprentissage d’une langue vivante trop tôt pourrait nuire à la maîtrise du français. Il n’en est rien. La sensibilisation aux sonorités d’une autre langue rend attentif aux sons de sa propre langue. De plus, statistiquement, il semble judicieux d’exploiter les sons différents d'une langue étrangère alors que l’oreille de l’enfant est la plus réceptive. Enfin, la réflexion sur la structure des phrases et sur les accords des mots renforce les acquis en grammaire. Ces occasions d’intéresser les enfants au fonctionnement du langage ne peuvent qu’avoir des retombées positives sur l'acquisition de la langue maternelle.
En début de CP, les acquisitions sont différentes selon les enfants. L’apprentissage de la lecture nécessite un niveau d’abstraction qu’ils n’ont pas toujours atteint, faute de maturité. L’intervention des parents peut être déterminante. Il ne s’agit pas pour eux de se substituer à l’enseignant, mais de développer le goût de la lecture chez l’enfant et de revoir ce qui est fait en classe.
• Au CP, l’élève doit apprendre à identifier les mots sans avoir besoin de les déchiffrer. Cet accès direct au mot suppose qu’il ait mémorisé leur orthographe. Ce qu’il retient en premier, ce sont les mots outils (dans, sur, avec, …) qui reviennent fréquemment dans les textes et que les activités de découpage et de construction de phrases mettent en valeur. Il identifie aussi des noms, des verbes et des adjectifs rencontrés dans les histoires ou en découverte du monde.
• Au CE1, les élèves consolident ce qu’ils ont appris au CP. Ils revoient les sons et leur transcription. Certains enfants ont encore des difficultés de déchiffrage et doivent poursuivre les apprentissages du CP. Ces bases sont indispensables à la poursuite de la scolarité.
• Au CE2, CM1 et CM2, l’élève doit encore renforcer les compétences acquises au cycle précédent pour parvenir à la reconnaissance automatique de mots plus complexes. Notamment, lorsqu’il rencontre des mots nouveaux et souvent difficiles, dans les différentes disciplines, l’enfant doit en mémoriser la « carrosserie », c’est-à-dire la façon dont ils s'écrivent. Pour cela, il doit les répéter oralement et les écrire plusieurs fois.
Voir aussi : Goût de lire, Dyslexie
Les manuels constituent un véritable lien entre vous et l'école. Même s'ils ne sont pas toujours exploités entièrement, ils proposent une vue d'ensemble de ce qui va être traité pendant l'année. Ils sont établis en conformité avec les programmes. Les manuels sont rédigés par des enseignants, gens de terrain qui connaissent parfaitement le niveau des élèves, les objectifs à atteindre et les mises en œuvre pédagogiques qui le permettent. Les manuels d'aujourd'hui offrent des documents variés, des méthodes de travail à acquérir et des activités pour s'entraîner. Si votre enfant n'a pas de manuel, il peut disposer de documents photocopiés qui renseignent sur les activités pratiquées en classe.
Apprendre une leçon est une chose très difficile à effectuer. Il faut une méthodologie efficace. Il faut savoir que l’on retient mieux en temps limité. Pour mémoriser, la concentration de votre enfant doit être maximale, mais elle est de faible durée. Revoir le soir la leçon faite en classe favorise la mémorisation. Pendant le sommeil, le cerveau effectue un travail de décantation des connaissances acquises pendant la journée. Il faut néanmoins revoir plusieurs fois ce qu’on a appris pour réactiver la mémoire.
Quelle démarche adopter ? Dans un premier temps, il s’agit de vérifier ce que votre enfant a compris de la leçon. Demandez-lui déjà de l’exprimer avec ses propres mots avant d’en approfondir le contenu en la relisant attentivement. Faites-lui mettre en relation la leçon avec ce qu’il a étudié précédemment. Un élément isolé a peu de chances d’être mémorisé. La mémoire retient mieux des ensembles organisés.
Voir aussi : Histoire, géographie, sciences, Travail à la maison, Cahier de textes, Réviser
Les notes permettent de mesurer la progression de l’enfant. Elles peuvent rassurer ou inquiéter les parents et les élèves selon les résultats obtenus. Mais elles ne permettent pas de connaître de façon précise la nature des acquis et des éventuelles difficultés. Une note peut surprendre parents et enfants lorsqu’ils pensaient que la leçon était sue. Pour apprécier une note, il faut la replacer dans le contexte de ce qui était demandé à l’enfant. L’écart entre l’attente de l’enseignant et le travail fourni par l’élève explique les points qui séparent la note attribuée de la note maximale. Si vous l’avez guidé dans l’apprentissage de ses leçons, vous pouvez mieux mesurer comment votre enfant réutilise ce qu’il a appris et ainsi, lui donner le petit coup de pouce qu’il faut, si nécessaire.
L’école élémentaire permet aux élèves d'apprendre à utiliser un ordinateur. À la maison, vous pouvez renforcer ces acquisitions. Pour faciliter les recherches demandées par l’enseignant ou trouver réponse à une question que votre enfant se pose, vous pouvez recourir avec lui à des moteurs de recherche connus, tels que www.google.fr. Attention de vérifier le sérieux de la source avant de l’exploiter. De même, il est très conseillé de mettre en place un filtre de navigation interdisant l’accès de votre ordinateur à des sites dont les contenus seraient réservés aux adultes. Dans tous les cas, ne laissez pas votre jeune enfant seul sur Internet.
Voir aussi : B2I
Dès le CP, l’attention portée à la langue est déterminante pour la suite de la scolarité. Votre enfant doit aussi apprendre à y prêter attention quand il copie, puis à en tenir compte progressivement quand il écrit. Votre présence bienveillante et vigilante peut lui être très utile. L’apprentissage du « code » lettres/sons occupe, au CP, une grande place dans l’emploi du temps. Il s’effectue au cours des séances consacrées à la lecture, mais aussi lorsque les élèves écrivent. Il se poursuit au CE1 en orthographe, puis au CE2, et pour certains sons difficiles, au CM. Il s’agit d’un apprentissage de longue haleine dû à sa complexité et il faut en tenir compte. Dans le même temps, votre enfant est appelé à mémoriser uun certain nombre de mots qu’il doit pouvoir écrire sans hésitation. Cela lui permet de repérer des régularités dans la façon dont ils commencent ou se terminent (ex. : im au lieu de in dans impoli ou ette à la fin de fillette, etc.). Ces observations s’effectuent en vocabulaire lorsqu’il étudie les familles de mots (dès le CE1) et la formation des mots (préfixes, suffixes) dès le CM1. Aidez-le à faire ces rapprochements qui lui seront très utiles.
Comment donner du sens à l'orthographe ?
Pour que votre enfant retienne et applique ce qu’il apprend, il doit déjà bien comprendre que l’orthographe est un ensemble de règles à respecter pour bien se faire comprendre et éviter les erreurs d’interprétation. Or, on écrit le plus souvent pour être lu. Lorsque vous encouragez l’expression écrite chez votre enfant, incitez-le à communiquer régulièrement à d’autres ce qu’il a écrit : son carnet de voyage, une histoire inventée, un petit poème, etc. Cela devrait justifier à ses yeux l’intérêt de relire et faire en quelque sorte la « toilette orthographique » de son texte avant de le transmettre. Dans le cadre scolaire, il ne doit pas oublier non plus qu’il sera lu par l’enseignant, et il doit en tenir compte. Il faut qu’il apprenne à se mettre à la place de son lecteur.
Voir aussi : dictées
Il existe de nombreux outils tels que le dictionnaire, l’atlas, les ouvrages documentaires et Internet susceptibles de donner le goût d’apprendre à votre enfant. En invitant votre enfant à y recourir fréquemment, vous aiguiserez sa curiosité. En le guidant dans ses recherches pour commencer, vous lui en faciliterez l’usage. Il est donc important que votre enfant puisse disposer d’outils à consulter quand il en a besoin. Ils lui donnent accès au savoir. Ils constituent une aide pour vous lorsque vous n’avez pas sur-le-champ une réponse nécessairement adaptée à fournir à ses questions. En même temps, ils lui permettent d’être plus autonome dans la mesure où il peut trouver par lui-même l’information recherchée. Il est parfois difficile de se repérer devant l’abondance des livres proposés en magasin. N’hésitez pas à consulter le libraire, qui vous guidera en fonction du budget que vous pourrez y consacrer. Associer votre enfant à ces achats montre tout l’intérêt que vous leur portez.
Voir aussi : Encyclopédies, Ouvrages parascolaires
Les ouvrages parascolaires sont rédigés par des enseignants et respectent les programmes. De ce fait, ils fournissent une aide pédagogique proche de celle que peut assurer un enseignant en classe. Certains rassemblent toutes les matières en un seul livre tandis que d’autres proposent de revoir le programme dans une seule matière à la fois. Ce sont de bons supports de travail où l’on trouve des mémos de leçons et des conseils pratiques pour réussir l’activité, différents de ceux utilisés à l’école. Ils proposent de nombreux exercices qui permettent de s’entraîner pour acquérir de l’aisance et de la rapidité dans son travail. Ils sont accompagnés de corrigés qui favorisent son travail en autonomie.
Attention, ce n’est pas en multipliant les exercices que votre enfant progressera nécessairement. Tout est affaire de dosage qu'il faut adapter à chacun. Il en va de même de votre participation. Tout dépend de l'âge de votre enfant, de son comportement, de ses facilités ou de ses difficultés. C’est plutôt le mercredi ou en fin de semaine (en le répartissant sur deux jours) que votre enfant est le plus à même d’effectuer ce travail de consolidation. Déterminez ensemble le moment et la durée de ces activités. Il est bon de respecter l’horaire fixé et de tenir compte du fait que votre enfant a besoin de détente et de loisirs. Les petites vacances offrent aussi la possibilité de revoir certaines notions tout en respectant les mêmes conditions.
Voir aussi : Outils de travail, Travail à la maison
En cas de difficultés, l’enseignant peut suggérer aux parents de prendre rendez-vous avec le psychologue scolaire. Il fait partie de l’équipe éducative de l’école et apporte ses compétences sur la prévention des difficultés scolaires. Il peut aussi aider le dialogue entre enseignants et parents. La communication n’est pas toujours évidente lorsque l’enfant est en difficulté. Cela va parfois jusqu’à la rupture de dialogue et l’intervention du psychologue peut alors être fort utile. L’entretien qu’il accorde est destiné à faire émerger les problèmes de l’enfant et à les restituer dans son histoire personnelle. Soit il se déroule avec l’enfant et en présence ou non des parents, soit avec les parents seuls. À la suite de l’entretien, le psychologue scolaire peut aussi proposer aux familles d’effectuer un bilan au cours duquel l’enfant dessine ou passe des tests. En fonction de ses observations, le psychologue peut préconiser l’intervention d’un des enseignants spécialisés du réseau d’aide de l’école.
Voir aussi : RASED, Redoublement, Repérer les difficultés
Le Réseau d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté est un réseau qui intervient dans plusieurs écoles d’une circonscription. Il est composé d’un psychologue scolaire et d’enseignants spécialisés qui proposent, en petits groupes, soit :
- des aides pédagogiques pour pallier des difficultés scolaires,
- des aides rééducatives en vue de restaurer l’estime de soi et de donner le désir d’apprendre.
Lorsque les élèves sont pris en charge par ces enseignements spécialisés, ceux-ci élaborent, en collaboration avec l’enseignant de la classe, un projet individuel fixant les objectifs à atteindre à moyen terme.
Voir aussi : Redoublement
On a longtemps cru que le redoublement constituait une seconde chance pour les élèves en difficulté. Or, il en va parfois autrement. Un élève ayant redoublé le CP n’obtient souvent pas de meilleurs résultats pendant sa scolarité qu’un enfant avec les mêmes difficultés qui n’aurait pas redoublé. Le redoublement peut être pénalisant pour l’enfant sur sa motivation à apprendre : il peut fragiliser la confiance en lui-même.
La mise en place des cycles a permis de réduire les redoublements précoces, et surtout le redoublement du CP. Les cycles ont en effet pour objectif de tenir davantage compte des rythmes des acquisitions en définissant les compétences à atteindre, non plus par année, mais par cycle (3 ans). Bien sûr, il reste des évaluations des compétences à atteindre annuellement. L’objet des cycles est aussi de permettre de détecter les difficultés et pouvoir y remédier en temps utile par une aide appropriée aux besoins de l’enfant. L’attention que le parent accorde aux progrès de son enfant, son suivi quotidien et les rencontres régulières avec l’enseignant constituent un palliatif efficace au redoublement. Néanmoins, il peut arriver qu'un redoublement s'impose. La décision est alors prise à l'issue d'une réflexion commune entre l'équipe pédagogique et les parents.
Voir aussi : RASED, Psychologue
Cette relation est déterminante. Les rencontres parents et enseignants, en présence de l'enfant, peuvent contribuer à lui faire prendre conscience de ce qu'il doit faire pour évoluer. C'est aussi l'occasion pour les parents de demander des conseils personnalisés à l'enseignant afin de mieux l'accompagner dans sa scolarité. Les parents doivent être associés au suivi de leur enfant, et ce, surtout s'il est en difficulté.
Voir aussi : Cahier de correspondance
L’enfant qui rencontre de grandes difficultés à un moment donné de sa scolarité risque de perdre le goût d’apprendre. Une image dévalorisante de lui-même peut s'installer progressivement jusqu'à ce que l'enfant refuse de s’engager dans l’apprentissage par peur de l’échec. Recouvrer l’envie d’apprendre passera par de petits succès bien valorisés afin d'éviter que ne s'installe le sentiment d'échec. La confiance et le soutien que vous apporterez à votre enfant sont fondamentaux. C’est à l’école élémentaire que se réalisent les apprentissages de base. Il est donc nécessaire de s’intéresser au travail de son enfant et de se tenir au courant des programmes pour juger de ses progrès et de ses éventuelles difficultés.
Difficulté passagère
Une note inférieure à celle qu’il obtient généralement ne signifie pas que votre enfant est sur la mauvaise pente. Il a pu mal interpréter une consigne. Il a peut-être moins bien appris ses leçons. Cette baisse dans les résultats peut se traduire dans une discipline ou être plus générale. Un moment de fatigue peut l’avoir provoquée. Un problème survenu à l’école ou dans la famille peut aussi en être responsable. Il faut en rechercher les causes pour y remédier.
Difficulté plus avérée
De mauvais résultats répétés dans une discipline révèlent le plus souvent que votre enfant n’a pas encore acquis les compétences correspondant aux points du programme abordés en classe. Il est souvent nécessaire d’intervenir pour qu’il surmonte cet obstacle. Vous devez donc être vigilant et, en fonction du niveau où il se trouve, agir en temps utile. Le fait de mal former ses lettres alors qu’il est au cycle 2 peut, par exemple, entraîner lenteur et mauvaise perception de la suite des lettres dans un mot. N’attendez pas qu’il entre en 6e pour réagir. Des compétences non maîtrisées en français et en mathématiques peuvent aussi entraver les apprentissages dans d’autres disciplines.
Quelles solutions ?
En analysant ses résultats avec l’enseignant, en présence de votre enfant, et en recherchant ensemble des solutions, vous lui montrerez qu’il peut compter sur les adultes pour l’aider à progresser. Associé à cette réflexion, il prendra conscience que cela dépend aussi de lui. Le meilleur moyen d’avancer est que personne ne culpabilise (ni l’enfant, ni le parent, ni même l’enseignant) et que chacun joue son rôle dans le respect mutuel. N’hésitez pas à demander conseil au maître sur ce que vous pouvez faire à la maison. Ensemble, définissez un objectif à court terme (le prochain bulletin par exemple) dans la ou les disciplines concernées. Il est important que votre enfant sache ce qu’il doit apprendre et les moyens d’y parvenir. Cette démarche est utile au développement des compétences méthodologiques, qu’il s’agisse d’acquérir des savoir-faire en français ou en mathématiques ou encore d’apprendre ses leçons. Après avoir déterminé les points à améliorer, organisez le soutien. Il ne faut jamais oublier que l’enfant évolue d’autant mieux que les adultes croient en ses capacités. Aussi face à des mauvais résultats et à des comportements qui peuvent inquiéter, le mieux est d’éviter l’affolement, les sanctions et les sermons, de se faire aider et de toujours soutenir son enfant.
Voir aussi : RASED, Redoublement, Psychologue
Au CM, en vue de préparer à la 6e, les enseignants informent leurs élèves de la date des contrôles suffisamment à l’avance pour leur permettre de réviser. À la maison, il faut donc apprendre à votre enfant à s’organiser dans ses révisions : il doit les répartir dans son emploi du temps. Faites-lui prendre conscience qu’un travail régulier facilite ses révisions et que celles-ci consistent à bien articuler tout ce qui a été appris sur un sujet donné. Aidez-le à prendre de l’avance, il le fera plus facilement lorsqu’il sera en 6e.
Comment faire ? Pour réviser un contrôle, il doit, selon la discipline :
- relire plusieurs fois sa leçon, et avec l’aide de l’adulte, s’assurer que rien ne reste incompris,
- mémoriser les différentes parties d’une leçon ou d’un sujet étudié en les articulant,
- apprendre par cœur dates, définitions, règles, etc.
- relire les chapitres correspondants du manuel, en procédant comme pour le cahier,
- faire quelques exercices nouveaux pour s’entraîner.
Voir aussi : Cahier de textes, Histoire, géographie et sciences, Travail à la maison
Du CP au CM2, cette éducation est liée à la découverte du fonctionnement du corps et aux conditions qui permettent de le garder en bonne santé. L’enfant découvre les fonctions du corps humain : respiration, circulation, mouvement (nom des articulations et des muscles), nutrition et digestion. Il apprend à connaître les règles d’hygiène alimentaire (familles d’aliments, équilibre nutritionnel), corporelle ou domestique et les règles de sécurité (individuelle et collective) qui y sont liées. Il aborde également l’éducation sexuelle, et est informé chaque année sur l’enfance maltraitée. Enfin, une éducation à la sécurité routière lui est transmise, ainsi qu’une connaissance des règles à appliquer en situation de danger et des principes simples de secourisme.
Les occasions sont nombreuses où nous calculons de tête, des quantités de toutes sortes, et là, savoir ses tables permet l’autonomie. Il ne faut donc pas hésiter à montrer à votre enfant que ce qu’il doit apprendre par cœur constitue une aide précieuse dans bien des situations. À la fin du CE1, votre enfant doit connaître les résultats des tables d’addition de 1 à 9 et de multiplication par 2, 3, 4 et 5. Au cours du CE2 et du CM1, il doit mémoriser les résultats des tables de multiplication de 1 à 10. L’apprentissage des tables d’addition et de multiplication vient ainsi renforcer l’acquisition des bases du calcul mental, dont les programmes officiels font un objectif prioritaire. Il est indispensable également pour la résolution de problèmes.
Si votre enfant éprouve quelques difficultés à apprendre ses tables, vous pouvez stimuler sa mémoire en lui choisissant le type de mémorisation qui lui convient le mieux. Si votre enfant reste longtemps devant son cahier sans pouvoir retenir ses tables, sa mémoire est peut-être auditive. Ainsi, vous pouvez l’accompagner en trois étapes : réciter devant lui à haute voix, puis lui demander de réciter à son tour, et pourquoi pas sur un air de musique connu ; et enfin, le laisser apprendre oralement sa table en la récitant seul.
À l’inverse, certains enfants mémorisent mieux leurs tables en « photographiant » l’écriture des opérations. Si c’est le cas de votre enfant, vous pouvez lui proposer de réaliser un poster, à afficher dans sa chambre. Toutefois, cette activité ne doit pas remplacer une séance d’apprentissage classique, car pour bien retenir, il est nécessaire qu’il se concentre sur son cahier, dans le calme. Il est fréquent que certains enfants mémorisent moins facilement les résultats des multiplications de 7 à 9. Si par exemple, votre enfant bute sur la table de 8, vous pouvez lui faire remarquer que 8 x 4, c’est comme 4 x 8 (le résultat se retrouve aussi dans la table de 4), ou encore que 8 x 4, c’est aussi 8 x 3 + 8. Il est en effet important qu’il puisse retrouver un résultat oublié par un moyen « détourné ».
Réviser autrement.
Les tables doivent être sues et utilisables à tout moment, il est donc utile de les réviser régulièrement. Votre enfant peut se sentir davantage motivé si vous lui proposez des supports de révision originaux. Ensemble, vous pouvez ainsi fabriquer un jeu de cartes avec du papier cartonné en inscrivant d’un côté l’addition ou la multiplication et, de l’autre, le résultat. Le principe est simple : vous mélangez les cartes dans un sac, votre enfant en tire cinq au hasard, vous donne les cartes sans les regarder, et vous l’interrogez. Le fait de jouer avec lui renforcera son implication et valorisera l’utilité de cet apprentissage.
Il est essentiel d'acquérir des habitudes et des méthodes de travail. Aucun enfant ne peut aller au bout de ses possibilités sans effort. Si votre enfant est un bon élève, il a tout autant besoin d'acquérir de bonnes habitudes. Seul un entraînement progressif, mené avec rigueur et bienveillance conduit au succès. Pour habituer votre enfant à travailler à la maison, prévoyez des temps d'activités réguliers, quant à leur durée et au moment où ils se déroulent. Ne poursuivez pas les activités au-delà des temps indiqués afin que le travail porte ses fruits. Le contrat passé avec l'enfant à ce sujet doit être clair. Pour être crédible, le parent doit s'y soumettre : le réveil offre à l'enfant et à l'adulte un référent commun. Le travail à la maison ne doit pas être considéré comme une corvée, mais il doit être plutôt lié au plaisir d'apprendre pour l'enfant, et à celui d'accompagner pour le parent.
Voici quelques repères de durée pour le travail quotidien :
– 10 à 15 minutes au CP,
– 20 minutes au CE1,
– 30 minutes au CE2,
– 45 minutes au CM1 et au CM2.
Pour information : en 6e, les enseignants préconisent environ 1 heure de travail par jour.
Voir aussi : Approfondir, Cahier de textes, Mémoriser ses leçons, Réviser

